Le Premier ministre Manuel Valls (c) accompagné de la ministre du Travail Myriam El Khomri, et du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, à Matignon à Paris, le 11 mars 2016
Le Premier ministre Manuel Valls (c) accompagné de la ministre du Travail Myriam El Khomri, et du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, à Matignon à Paris, le 11 mars 2016 - THOMAS SAMSON AFP

Leur opinion est ferme et sévère. Près de neuf Français sur 10 jugent «mauvaise» la politique économique du gouvernement, mais une majorité d'entre eux préfère le ministre de l'Economie Emmanuel Macron au Premier ministre Manuel Valls, selon un sondage Odoxa pour les Echos à paraître lundi.

Selon cette enquête réalisée pour le quotidien économique et Radio Classique auprès de 1.016 personnes de 18 ans et plus les 17 et 18 mars, 87% des Français jugent la politique économique du gouvernement «plutôt mauvaise» ou «très mauvaise».

Les patrons jugés gagnats de la politique du gouvernement

Un chiffre préoccupant pour le chef de l'Etat à un an de la présidentielle et de sa possible candidature à un nouveau mandat, note Gaël Sliman, président d'Odoxa. A titre de comparaison, en mars 2011, sous Nicolas Sarkozy, 75% des Français jugeaient sa politique économique «mauvaise».

Ce chiffre de mars 2016 est très proche de celui de décembre 2014, rappelé par Odoxa, quand 86% des sondés avaient une mauvaise opinion de la politique économique. Une majorité de Français estime que les grands gagnants de cette politique sont les chefs d'entreprise (58%), suivis des salariés du secteur public (44%) puis des chômeurs (40%).

Macron reste apprécié

Pour autant, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron reste apprécié: 61% des Français le préfèrent à Manuel Valls, contre 34% qui préfèrent ce dernier. Une nette amélioration par rapport à novembre 2015, où ils étaient 48% à le préférer au chef du gouvernement, contre 46% se disant en faveur de M. Valls.

Enfin, 86% des personnes interrogées ne croient pas en la volonté réformatrice du gouvernement en 2016 et estiment que ce sera une année blanche en termes de réformes.

Mots-clés :