Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet.
Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet. - SIPA/AFP

La primaire à droite s’invite au Salon du livre. Plusieurs candidats à la présidentielle issu du parti  Les Républicains seront présents à Paris pour dédicacer leur ouvrage. Bruno Le Maire sera vendredi après-midi au salon. Le lendemain, Alain Juppé, François Fillon et Jean-François Copé s'y succéderont. Dimanche, ce sera au tour de Nathalie Kosciusko-Morizet de tester sa popularité auprès des lecteurs. A cette occasion, 20 Minutes vous livre son match   des livres des candidats à la primaire.

Le plus vendu : Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy le 9 mars 2016 à Paris

Nicolas Sarkozy n’est pas en encore officiellement candidat. L’ancien chef de l’Etat remporte pourtant haut la main le match des libraires. Son ouvrage La France pour la vie s’est vendu à plus de 133.000 exemplaires depuis sa parution fin janvier*. Il écrase la concurrence en devançant largement Faire de François Fillon (82.600), dans les librairies depuis la mi-septembre, et Pour un état fort d’Alain Juppé (33.400) sorti début janvier. Avec Ne vous résignez pas !, Bruno Le Maire prend la seconde place si l’on regarde le chiffre d’ouvrages vendus quotidiennement.

Primaire à droite, le match des livres
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*Edistat publie des estimations de ventes de livres en France métropolitaine (hors Corse) réalisées à partir des sorties de caisses d’un panel de magasins répartis par circuit (librairies, grandes surfaces alimentaires, grandes surfaces spécialisées). Chiffres arrêtés le 6 mars, soit avant la sortie du livre de NKM.

Les plus complets : François Fillon et Hervé Mariton

François Fillon le 13 février 2016 à Paris
Le député-maire de Crest (Drôme) Hervé Mariton, le 14 décembre 2015 à Paris.

 

 

 

 

L’ensemble des candidats dressent leur « projet pour la France ». Deux candidats offrent un programme plus complet. Dans Le printemps des Libertés, Hervé Mariton expose des thématiques mêlant libéralisme économique (réduction du champ de l’intervention publique, impôt sur le revenu à taux fixe, la fusion des aides sociales, réforme de la politique du logement) et conservatisme sociétal (l’abrogation de la loi Taubira, le retour à « l’esprit initial de la loi Veil » sur l’avortement (IVG), en rétablissant la notion de « détresse », droit du sang). Autre candidat bien avancé sur son projet, François Fillon. L’ancien Premier ministre, parti très tôt en campagne, a élaboré un programme très avancé… dans lequel les autres candidats n’hésiteraient pas à venir picorer.

Les plus « introspectifs » : Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé

Nicolas Sarkozy le 9 mars 2016 à Paris
Jean-François Copé à Paris le 10 février 2016

 

 

 

 

Niveau confessions, il y a match nul entre Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé. « J’ai voulu faire cet effort d’aller chercher, au fond de moi, ma vérité sur mes erreurs comme sur mes réussites », explique ainsi le patron des Républicains. Nicolas Sarkozy évoque dans son livre ses « regrets », sur les 35 heures, l’ISF et égrène ses « erreurs » (bouclier fiscal, « casse-toi pauvre con », yacht de Bolloré, mariage gay…)

Dans le Sursaut français, Jean-François Copé fait également des mea culpa : sur son appétence pour les médias, « la vue régulière d’un micro à proximité m’a fait le même effet traumatique qu’un ancien fumeur invité à une soirée où les cigarettes sont consommées en masse », sa démission forcée de l’UMP, « ce jour-là, j’ai touché la haine du doigt » ; ou sa guerre avec Fillon, « j’ai mesuré combien mon obstination à vouloir avoir raison contre tous était absurde ».

Les plus vaches : Jean-François Copé et NKM

Jean-François Copé à Paris le 10 février 2016
NKM sur les bancs de l'Assemblée, en février 2016.

 

 

 

 

Difficile ici de départager les candidats tant tous semblent apprécier balancer sur leurs collègues. Deux semblent toutefois davantage régler leurs comptes. Dans son ouvrage, Jean-François Copé n’est pas tendre avec les « procureurs » qui l’ont évincé de la présidence de l’UMP et glisse quelques douceurs pour François Fillon notamment. « Contrairement à ce qui a été raconté avec force mensonges, ça n’a jamais été une histoire de tricherie. Mais bien plutôt de "mauvais perdant" ».

Dans Nous avons changé de monde, NKM taille certains de ses camarades. La candidate va jusqu’à outer, sans les nommer explicitement, des élus de « la droite décomplexée ». « On pourrait en sourire, et même trouver amusant d’avoir vu manifester dans les rangs de la Manif pour tous autant de faux dévots. Mais personnellement je trouve détestable qu’on prétende imposer à d’autres une norme sociale, et plus encore quand on ne se l’applique pas ».

Quelques tacles également pour ses adversaires à la primaire, Copé, Sarkozy, ou Bruno Le Maire : « il faisait dire récemment dans la presse que j’étais "fofolle". C’est pareil [que les autres], le mépris en plus. Ce doit être la marque du renouveau », écrit-elle.

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