Nicolas Sarkozy, au Conseil national Les Républicains. 13/02/2016. Credit:WITT/SIPA/1602131844
Nicolas Sarkozy, au Conseil national Les Républicains. 13/02/2016. Credit:WITT/SIPA/1602131844 - SIPA

Nicolas Sarkozy tacle le gouvernement. Après l’annonce du report de la présentation du projet de loi sur la réforme du travail, le chef de file des Républicains fustige la politique menée par l’exécutif. « La montagne accouchera, comme toujours, d’une souris », a-t-il déclaré dans un entretien au Parisien.

« Des tergiversations du gouvernement »

« Les uns disent rouge, les autres disent blanc, le président ne dit rien et commande rapport sur rapport pour accompagner le report ». « Chaque semaine nous apporte une illustration des tergiversations » du gouvernement. « Tergiversations avec le projet de loi El Khomri, abandonné avant même d’avoir été discuté devant le Conseil des ministres », constate-t-il.

>> A lire aussi : Loi Travail, les points sur lesquels le gouvernement pourrait lâcher du lest

Le gouvernement a décidé lundi de reporter de deux semaines la présentation du projet de loi sur le Travail, pour retravailler le texte et répondre à la forte opposition des syndicats et d’une partie de la gauche. « A-t-on jamais vu un gouvernement reporter pour sauter plus haut ? Quand on commence à reculer sur un texte, ce n’est pas bon signe ! », souligne Nicolas Sarkozy.

« Heureusement, l’alternance aura lieu dans un an ! »

Concernant le vote du projet : « Attendons le texte définitif avant de prendre position », dit le patron des Républicains qui se demande : « En regardant Manuel Valls et Emmanuel Macron, combien de temps ils vont tenir en faisant le contraire de ce qu’ils annoncent ! » et d’asséner : « Il n’y a plus ni cap ni capitaine ». Mais « heureusement, l’alternance aura lieu dans un an ! », se réjouit l’ancien chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy visitera par ailleurs ce mercredi matin le Salon de l’agriculture. Il a d’ores et déjà déclaré qu’il souhaitait « un plan Marshall », pour sortir les agriculteurs de la crise qu’ils traversent.

Mots-clés :