Le 21 février 2016, vers 20h, plusieurs dizaines d'agriculteurs se sont rendus devant le domicile de Stéphane Le Foll, dans la Sarthe. Le ministre de l'Agriculture a discuté une heure avec eux.
Le 21 février 2016, vers 20h, plusieurs dizaines d'agriculteurs se sont rendus devant le domicile de Stéphane Le Foll, dans la Sarthe. Le ministre de l'Agriculture a discuté une heure avec eux. - AFP

« Comment je fais avec mes factures ? » La question de cet agriculteur s’adresse à Stéphane Le Foll. Une scène qui s’est déroulée… devant le domicile du ministre de l’Agriculture, près du Mans (Sarthe). Une trentaine d’exploitants agricoles se sont présentés chez lui aux alentours de 20h. Le ministre leur a ouvert la porte de son jardin et a discuté avec eux durant une heure.

« Je fais ce que j’ai à faire, je fais mon travail », a déclaré Stéphane Le Foll, qui s’est mis en colère lorsque l’un de ses interlocuteurs l’a comparé à Jérôme Cahuzac, l’ex-ministre du Budget, poursuivi pour fraude fiscale.

Une visite stoppée chez Le Drian, dans le Morbihan

Les éleveurs ont apposé une banderole sur la haie du ministre. Celle-ci portait le slogan « Nous sommes comme nos vaches sur la paille ». Ils ont aussi déposé un cercueil sur lequel était écrit « Morts pour la France ».

« Il a été très surpris de nous voir, piqué à vif », a témoigné François Thomelin, producteur laitier à La Ferté-Bernard (Sarthe). Cet agriculteur, qui a précisé être venu « en partenariat » avec le syndicat des Jeunes agriculteurs (JA), a dit vouloir expliquer au ministre « le malaise agricole ». « Il a dit qu’il n'est pas responsable de grand chose, ce qui ne nous convient qu’à moitié », a rapporté l’éleveur.

Par ailleurs, entre 60 et 80 agriculteurs venus du Finistère ont tenté d’approcher du domicile de Jean-Yves Le Drian à Guidel (Morbihan), mais ils ont été stoppés par les forces de l’ordre, a indiqué la préfecture. La préfecture n’était pas en mesure de préciser si le ministre de la Défense, également président du conseil régional de Bretagne, se trouvait ou non sur place.

Mots-clés :