Francois Hollande et George Pau-Langevin, le 22 août 2014, à Mayotte.
Francois Hollande et George Pau-Langevin, le 22 août 2014, à Mayotte. - ALAIN JOCARD / AFP

Une promesse bientôt tenue pour François Hollande. Le Chef de l’Etat avait déclaré qu’il se rendrait dans tous les territoires d’outre-mer habités d’ici la fin de son quinquennat. Ce sera chose faite avec son prochain périple. Le président de la République se rendra à Wallis et Futuna dimanche, puis en Polynésie française, accompagné de George Pau-Langevin, ministre des Outre-Mer. Il restera sur place moins de 24 heures avant de s’envoler pour le Pérou, puis en Argentine et en Uruguay. 20 minutes a sélectionné les 5 informations - légères ou essentielles - à savoir sur son voyage.

1) Il sera le premier chef de l’Etat à se rendre sur l’île de Futuna

Ce sera la toute première visite d’un chef de l’Etat à Futuna, l’île volcanique d’une dizaine kilomètres de long, perdue au milieu du Pacifique et peuplée d’un peu plus de 3.000 habitants. François Hollande y atterrira dimanche (heure de Paris, lundi, heure locale) après avoir parcouru près de 20.000 kilomètres.

L’île de Wallis a quant à elle déjà reçu une visite présidentielle, celle de Valéry Giscard d’Estaing, en 1979. Quant à la Polynésie, la dernière fois qu’un chef d’Etat français a foulé son sol, c’était Jacques Chirac en 2003.

2) Il va être accueilli avec des fleurs et des boissons étranges

François Hollande sera accueilli, dimanche à Tahiti, en Polynésie française, dans la tradition tahitienne, avec chaleur, colliers de fleurs et danses polynésiennes. Comme ce fut le cas pour Jacques Chirac en 1986, Premier ministre à l’époque, à Mata-Utu, la capitale de Wallis.

Jacques Chirac, portant des colliers traditionnels, sourit à son arrivée 31 Août 1986 à Mata -Utu, la capitale de la petite île du Pacifique Sud de Wallis. - REMY MOYEN/AFP

A Futuna, le président ne coupera pas non plus aux cérémonies d’accueil coutumières avec force festins et kava, une boisson amère à base de racines de poivrier broyées et essorées.

3) Il va connaître deux lundis

Pour l’anecdote aussi, le chef de l’Etat remontera le temps pour vivre deux lundis 22 février, le premier à Wallis et le second, le lendemain, à Tahiti. La raison ? Il franchira à l’aller et au retour la ligne de changement de date qui passe entre les deux archipels.

4) Le ciel risque de lui tomber sur la tête

Un élément pourrait affecter la visite présidentielle : la pluie. François Hollande a pris le risque de s’y rendre au plus fort de la saison humide : de très fortes précipitations s’abattent sur la Polynésie depuis le début de la semaine. Des inondations se sont même produites à Tahiti ces derniers jours. L’Elysée assure que la pluie, même tropicale, ne changera pas le programme. Quant au risque de cyclone, il est réel en cette saison, selon Météo-France, mais la trajectoire des cyclones peut être anticipée plusieurs jours à l’avance.

5) Il est attendu au tournant par les habitants

A Wallis-et-Futuna, le président sera interpellé sur des problématiques liées à la vie quotidienne sur place. Les habitants de Futuna, attendent par exemple désespérément l’installation d’un distributeur de billets par la BNP ou l’arrivée d’équipements de dialyse.

Voyager avec le président, une opportunité pour les entrepreneurs

Plus politique, l’objectif du déplacement en Polynésie sera, selon l’Elysée, de « solenniser une relation avec la République un peu abîmée et froissée » lors du précédent quinquennat. Le chef de l’Etat annoncera une aide financière et de nouveaux dispositifs juridiques pour indemniser les Polynésiens victimes des retombées d’essais nucléaires à Mururoa.

François Hollande devrait aussi être interpellé par les associations antinucléaires et devra sans doute répondre aux questions sur la lutte contre le chômage, très élevé dans l’île. Dans son émission de jeudi 18 février, l’équipe du Petit Journal, de Canal +, a imaginé de manière humoristique ce que cela pourrait donner.

Le voyage de François Hollande en Polynésie - Le Petit Journal du 18/02

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