Nicolas Sarkozy lors du Conseil national des Républicains le 14 février 2016 à Paris
Nicolas Sarkozy lors du Conseil national des Républicains le 14 février 2016 à Paris - LIONEL BONAVENTURE AFP

L’ancien chef de l’Etat est arrivé ce mardi matin chez les juges d'instruction parisiens pour être entendu dans l'enquête sur les fausses factures de Bygmalion et les comptes de sa campagne présidentielle en 2012. Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, risque une mise en examen, mais peut cependant ressortir de l'audition sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Dans cet épineux dossier, la question de la surfacturation des meetings par la société organisatrice Bygmalion reste à éclaircir. L’enquête porte sur un système de fausses factures qui aurait permis de dissimuler une explosion du plafond légal de 22,5 millions d’euros des dépenses de la campagne présidentielle de 2012.

Jean-François Copé ne « savait rien du tout »

Ces fausses factures auraient eu pour objet d’imputer à l’UMP, alors dirigée par Jean-François Copé et devenue depuis Les Républicains, des dépenses relevant des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

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Plusieurs cadres de Bygmalion, son comptable, ainsi que Jérôme Lavrilleux à l'UMP, ont reconnu l'existence de la fraude aux fausses factures, mais aucun protagoniste n'a mis en cause Nicolas Sarkozy pour l'avoir décidée ou en avoir eu connaissance.

L’ancien patron de l’UMP, qui a annoncé dimanche soir sa candidature à la primaire à droite sur le plateau de France 2, a affirmé qu’il ne « savait rien » de cette affaire. Il a toutefois été entendu par un juge financier lundi 8 février en tant que témoin assisté.

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Tant que l’enquête n’est pas terminée, et que les rôles de chacun ne sont pas clairement indentifiés, les juges peuvent décider de mettre en examen Jean-François Copé.

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