-Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à son arrivée le 28 janvier 2016 à l'Elysée à Paris
-Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius à son arrivée le 28 janvier 2016 à l'Elysée à Paris - BERTRAND GUAY AFP

Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche, a jugé ce lundi « inimaginable » que Laurent Fabius cumule, comme il le souhaite, les fonctions de président du Conseil constitutionnel et de président de la COP21.

« C’est inimaginable, lui-même peut le souhaiter, mais c’est inimaginable », a déclaré Thierry Mandon sur iTELE, qualifiant cette double casquette de « contresens ».

Pas de mélange des pouvoirs

« La bonne gouvernance implique que les pouvoirs dans la République soient absolument incontestables. Le Conseil constitutionnel, c’est au-dessus de tous les pouvoirs, ça ne peut pas avoir des missions qui relèvent de l’exécutif », a-t-il précisé.

La ministre de l’Environnement Ségolène Royal a estimé vendredi qu’il fallait « clarifier les règles du jeu » concernant ce cumul.

Interrogé par le JDD, fin janvier, l’ex-ministre des Affaires étrangères, expliquait qu’il resterait président de la COP21 jusqu’à Marrakech [lprochaine conférence mondiale sur le climat (COP22) organisée par le Maroc du 7 au 18 novembre 2016]. « J’ai été élu à cette fonction internationale, personnelle et non rémunérée. Elle n’est pas en cause, ni pratiquement, ni juridiquement. J’irai donc jusqu’au bout », avait-il annoncé.

Une tâche difficile pour Emmanuelle Cosse

Interrogé par ailleurs sur les défis qui attendent Emmanuelle Cosse, nouvelle ministre du Logement, Thierry Mandon est revenu sur le passage de Cécile Duflot de 2012 à 2014 au même ministère, les deux femmes politiques venant du même parti, EELV.

« Elle a une tâche très difficile à faire, on la soutiendra et on espère qu’elle va y arriver, qui est de tirer les enseignements des difficultés qu’on a rencontrées par rapport au marché de l’immobilier dans la première partie du quinquennat, par rapport à des messages qui étaient donnés à ces opérateurs qui n’étaient pas des bons messages », a-t-il déclaré.

« Je n’ai pas à donner des bons points et des mauvais points. J’observe que la loi qu’elle (Cécile Duflot) a fait voter et qui s’appelle la loi Alur (Accès au logement et un urbanisme rénové) avait des stipulations, des décisions très intéressantes pour aider des catégories à accéder au logement social et en même temps des dispositions qui ont fait peur aux marchés et d’ailleurs sur lesquelles on est revenu depuis », a-t-il avancé.

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