Sarkozy dit «des bêtises plus grosses que lui», lance Bayrou

POLITIQUE Pour le président du MoDem, le chef des Républicains «est entraîné par cette idée d'être agressif, d'ouvrir une polémique»...

20 Minutes avec AFP

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François Bayrou sur France 5 le 14 février 2016.

François Bayrou sur France 5 le 14 février 2016. — France 5

Contesté jusque dans son propre camp, Nicolas Sarkozy n'est pas non plus épargné au centre. François Bayrou a jugé dimanche sur France 5 que Nicolas Sarkozy avait une attitude «agressive» qui l'amenait à «dire des bêtises plus grosses que lui», notamment sur le fait que le président du MoDem «vote à gauche».

«Contrairement aux apparences, ce n'est évidemment pas moi qui suis visé. Celui qui est visé, c'est Alain Juppé, comme il n'arrive pas à accrocher Alain Juppé par quelque angle que ce soit, alors il cherche à trouver un allié», a jugé l'ancien candidat à la présidentielle, en référence à des propos tenus samedi par Nicolas Sarkozy lors du Conseil national du parti Les Républicains.

«Il est entraîné par cette idée d'être agressif, d'ouvrir une polémique»

«Cette attitude agressive l'amène à dire des bêtises plus grosses que lui», a asséné le président du MoDem. Nicolas Sarkozy a expliqué samedi qu'il pensait que François Bayrou votait «à gauche» depuis «avant» 2012. «Il est entraîné par cette idée d'être agressif, d'ouvrir une polémique», a encore commenté le président du MoDem et maire de Pau.

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«En 2002, il n'y avait pas de candidat de gauche au second tour et il aurait été surprenant que je votasse à gauche au deuxième tour en 2002, parce que j'étais moi-même candidat au premier tour. Et je vous assure que je n'ai pas eu d'hésitation», a-t-il ironisé. «J'ai voté pour le candidat de gauche à l'élection présidentielle de 2012, et c'est la seule fois de ma vie que je l'ai fait. J'ai voté blanc en 2007 et j'ai voté pour Jacques Chirac en 2002», a-t-il détaillé.

Par ailleurs, a-t-il mis en garde, «si j'étais Nicolas Sarkozy, je réfléchirais au fait qu'il y a beaucoup de Français qui sont très contents qu'Alain Juppé et moi, et Jean-Pierre Raffarin depuis ce soir (...) nous nous entendions sans égoïsme (...)». Jean-Pierre Raffarin a annoncé dimanche son soutien à Alain Juppé pour la primaire de l'automne 2016. Depuis septembre 2014, François Bayrou a indiqué qu'il était prêt à aider à Alain Juppé dans son entreprise présidentielle. «Je pense que la situation d'Alain Juppé aujourd'hui elle vient aussi de la confiance entre nous», a-t-il ajouté.