French President Francois Hollande prepares to speak as part of an interview during the French evening news on French private channel TF1 and public channel France 2 on February 11, 2016 at the Elysee palace in Paris.  AFP PHOTO / POOL / STEPHANE DE SAKUTIN
French President Francois Hollande prepares to speak as part of an interview during the French evening news on French private channel TF1 and public channel France 2 on February 11, 2016 at the Elysee palace in Paris. AFP PHOTO / POOL / STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

La question était inévitable. A l’occasion de son interview réalisée vendredi 12 février, quelques heures après un nouveau remaniement ministériel, François Hollande a livré une réponse sibylline quant à son éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2017.

« Il y a ce que font les partis, et c’est leur rôle, et il y a ce que j’ai à faire. Ce que j’ai à faire, c’est diriger le pays. Je prendrai ma décision le moment venu. Ce moment n’est pas venu », a-t-il déclaré.

>> Ce qu’il faut retenir de l’intervention télévisée de François Hollande

« Il n’ira pas »

Dans une enquête publiée ce dimanche dans le JDD, plusieurs proches du chef de l’Etat livrent leurs doutes sur la candidature du Président de la République : « Il n’est pas candidat, sauf miracle. Il croit que sa bonne étoile peut le sauver encore une fois. Mais il ne fait rien pour que la situation s’améliore, il n’agit pas comme s’il était candidat, décrypte un ami de trente ans ». Un autre est plus catégorique : « Il n’ira pas ».

François Hollande l’a dit et répété tout au long de son quinquennat, la baisse significative du chômage sera déterminante dans sa candidature. Or la situation sur le front de l’emploi ne s’est guère améliorée en quatre ans, la barre des 3,5 millions de chômeurs ayant été franchie en mars 2015.

>> Chômage : Le plan pour l’emploi de Hollande est-il à la hauteur ?

« Il est cuit »

Les proches du Président ne sont pas les seuls à douter. Dans un article publié mercredi 10 février dans le Canard Enchaîné, Arnaud Montebourg prédisait lui aussi le renoncement de François Hollande. « Il est cuit dans l’opinion », aurait lâché l’ancien ministre du Redressement productif.

Avec une gauche profondément divisée par la réforme constitutionnelle et la déchéance de nationalité, une cote de popularité au plus bas et la progression d’Alain Juppé dans les sondages, les difficultés semblent en effet s’accumuler pour le candidat « naturel » du Parti socialiste, dont plusieurs ténors aspirent à l’organisation d’une primaire.

Pas de quoi acter définitivement le choix du Président assure un proche d’Hollande dans le JDD : « Nous sommes à 14 mois de la présidentielle, il aura bien le temps de répondre à la question. »

Mots-clés :