Laurent Fabius à la sortie du conseil des ministres le 10 février 2016 à l'Elysée à Paris
Laurent Fabius à la sortie du conseil des ministres le 10 février 2016 à l'Elysée à Paris - STEPHANE DE SAKUTIN AFP

Il ne l’a jamais caché. Malgré les rumeurs insistantes, vérifiées mercredi, de sa nomination au Conseil Constitutionnel, Laurent Fabius tient à conserver son titre de président de la COP21. Interrogé par le JDD, fin janvier, l’ex ministre des Affaires étrangères, expliquait : « Je resterai président de la COP21 jusqu’à Marrakech [lprochaine conférence mondiale sur le climat (COP22) organisée par le Maroc du 7 au 18 novembre 2016]. J’ai été élu à cette fonction internationale, personnelle et non rémunérée. Elle n’est pas en cause, ni pratiquement ni juridiquement. J’irai donc jusqu’au bout ».

Jusqu’au bout et si possible jusqu’à la nomination des lauréats du prix Nobel de la paix 2016. Car depuis la fin de la conférence environnementale et la signature de l’accord pour le climat jugé « historique », Laurent Fabius se verrait bien gratifié par le comité Nobel.

Le soutien du Timor Oriental 

Le premier écho de cette stratégie qui semble gagner en crédibilité depuis plusieurs semaines, a été publié par le site américain Wired. Dans un article qui qualifie Laurent Fabius de « gangster », un négociateur du Timor oriental lance : « Si l’accord sur le climat est signé, je nommerais bien Laurent Fabius pour le Prix Nobel de la paix en 2016 ».

Près de deux mois après la publication de ce portrait, l’hebdomadaire L’Obs revient à la charge en affirmant que l’entourage de Laurent Fabius est « convaincu » de son envie d’être nobélisé.

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Son titre de président de la COP21 permet en effet à Laurent Fabius de surfer sur sa popularité à l’international. Il a également été désigné « ministre de l’année » par un panel de journalistes et devrait recevoir samedi le prix 2016 de la « Munich Security Conference », forum annuel consacré aux questions de sécurité internationale.

L’ancien locataire du Quai d’Orsay pourrait toutefois se retrouver face à des candidats solides. Une pétition circule sur Internet depuis plusieurs jours, et a récolté près de 665.000 signatures, afin de nommer les habitants de l’île grecque de Lesbos pour leur travail auprès des réfugiés syriens et irakiens au prochain Nobel de la paix.

>> Prix Nobel de la paix : Les habitants des îles grecques plébiscités

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