Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll à Luché-Pringe, le 29 janvier 2016
Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll à Luché-Pringe, le 29 janvier 2016 - JEAN-FRANCOIS MONIER AFP

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a jugé ce jeudi que la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017 n’arrangeait pas la gauche et les écologistes. Il a également reproché au leader du Parti de Gauche de ne « jamais prendre en compte » la « réalité ».

Jean-Luc Mélenchon, qui avait recueilli 11,1 % des voix en 2012, a annoncé sa candidature mercredi sur TF1.

Un candidat trop loin de la réalité du monde d'aujourd'hui

« Je ne crois pas que ça arrange la gauche et les écologistes de manière générale. Il a fait le choix d’annoncer sa candidature très longtemps à l’avance, pour être sûr qu’il n’y ait pas de primaire », a réagi Stéphane Le Foll sur LCP.

« J’ai l’impression que Jean-Luc Mélenchon ne mesure pas, ne veut jamais prendre en compte ce qu’est la réalité du monde aujourd’hui », a-t-il lancé. « Il ne comprend pas que dans les économies dans lesquelles nous sommes aujourd’hui, il y a des interactions », a poursuivi le porte-parole du gouvernement, proche de François Hollande.

Un décalage frappant

« Prenons le cas du réchauffement climatique : ça servirait à quoi d’annoncer tous les jours qu’on est pour la planification écologique si on n’est pas capables de trouver des accords à l’échelle du monde ? », a illustré le porte-parole du gouvernement.

« C’est ça qui me frappe, ce décalage. C’est peut-être ça au fond le vrai débat : où en sommes-nous dans ce rapport à l’Europe et au monde quand on est de gauche. Et je crois que Jean-Luc Mélenchon ne veut pas affronter cette question », a conclu le ministre de l’Agriculture.

Une primaire qui divise

Interrogé sur LCI, Laurent Baumel, député PS « frondeur », a estimé que Jean-Luc Mélenchon « ne rend pas service aux idées qu’il prétend incarner ». « Il ne devrait pas avoir cette attitude. Mais c’est son choix et je le respecte ».

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Un appel pour une primaire « des gauches et de l’écologie » a été lancé début janvier dans les colonnes de Libération. Jean-Luc Mélenchon a dit qu’il refusait d’y prendre part, ne pouvant éventuellement se ranger derrière François Hollande. Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, s’est quant à lui dit favorable à cette primaire si elle débouche sur un candidat unique de la gauche.

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