Assemblée nationale, le 13 avril 2015. Rares étaient les députés présents lors de l'examen du projet de loi sur le renseignement.
Assemblée nationale, le 13 avril 2015. Rares étaient les députés présents lors de l'examen du projet de loi sur le renseignement. - WITT/SIPA

Pas un jour ne s’est écoulé depuis l’intervention de François Hollande à Versailles, trois jours après les pires attentats que la France ait connue, sans que le débat ne se focalise sur l’Etat d’urgence, sa prorogation puis sur son inscription dans la Constitution. Pourtant, lundi soir, lorsqu’il a été question de voter l’article 1 de la réforme constitutionnelle, seuls 136 députés étaient présents sur les 577 élus à l’Assemblée Nationale.

Un chiffre qui a choqué journalistes, élus présents et citoyens anonymes et qui relance la question de l’absentéisme chez les députés. La présence d’un faible nombre d’élus avait également suscité l’indignation en avril 2015 lors du vote de la Loi sur le renseignement.

>> Etat d’urgence : Qu’y a-t-il dans le projet de réforme constitutionnelle du gouvernement ?

Lancé en 2009, le site nosdéputés.fr recense l’intégralité des débats et établit régulièrement des classements des « bons » et des « mauvais » élèves de l’assemblée.

Ce mardi, les députés devraient examiner le second article du projet de réforme constitutionnelle, portant sur la déchéance de la nationalité tant débattue. Gageons que le vote final intéresse autant les élus que leurs interventions dans les médias.

Mots-clés :