Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis aux universités d'été du PS le 30 août 2015 à La Rochelle.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis aux universités d'été du PS le 30 août 2015 à La Rochelle. - ROBERT ALAIN/CHAMUSSY/SIPA

Une page se tourne au Parti socialiste. Le mouvement organisera cette année son université d’été à Nantes, et non plus à La Rochelle où il était depuis 1993, selon un texte voté samedi. L’annonce en a remué certains : le Parti radical de gauche a annoncé peu après qu’il organisait son rassemblement estival dans la cité rochelaise, le qualifiant de « retour aux sources ». Si l’université d’été est un classique des mouvements politiques, le choix du lieu d’organisation est hautement sensible…

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Changer de lieu pour attirer les autres formations de gauche

L’annonce de l’organisation de l’université d’été du PS à Nantes ne doit rien au hasard. Avant la présidentielle et les législatives de 2017, un rassemblement des forces de gauches est indispensable pour ne pas boire la tasse aux élections. « L’université d’été sera à Nantes, pour marquer le dépassement du PS dans la construction de l’Alliance populaire » que les socialistes espèrent nouer avec d’autres partis de gauche, a affirmé à l’AFP la porte-parole du PS Corinne Narassiguin. « On ne peut pas dire "PS nouvelle formule" et ne pas changer de lieu », a résumé le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis. Et il y a du boulot pour mettre en place une « nouvelle formule » au PS, entre une majorité réduite à peau de chagrin, les divisions sur les orientations du gouvernement et l’organisation d’une primaire à gauche.

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Une ville, un symbole

Selon le patron du PS, le chef-lieu de la Loire-Atlantique représente « une ville symbole de l’alliance du PS et des écolos ». La Rochelle ne symboliserait donc plus qu’un PS étriqué. Et encore : Après Maxime Bono, le premier édile rochelais est Jean-François Fountaine, pro-Olivier Falorni face à Ségolène Royal aux législatives 2012, élu en 2014 face à une liste PS. La Rochelle n’est donc plus rose socialiste depuis quelques années, ce que n’a pas manqué de relever Dominique Bussereau, président (Les Républicains) de la Charente-Maritime :

Un choix peut-être risqué

Mais le choix de Nantes comme « ville symbole » des gauches est à double tranchant. Comme le relèvent plusieurs internautes depuis samedi, Nantes rime avec le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes, qui divise violemment les socialistes et les écologistes.

 

>> Carte : A chaque parti (voire personnalité politique) son université d’été…

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