Aurélie Filippetti et Benoît Hamon sur les bancs de l'assemblée nationale, le 27 janvier 2015.
Aurélie Filippetti et Benoît Hamon sur les bancs de l'assemblée nationale, le 27 janvier 2015. - CHAMUSSY/SIPA

Les anciens ministres Aurélie Filippetti et Benoît Hamon ont plaidé ce samedi pour une primaire à gauche, avec François Hollande, en vue de 2017, qui serait la seule chance selon eux pour leur camp d’être au second tour de l’élection présidentielle. « Des primaires, c’est peut-être la seule manière pour la gauche d’être au second tour », a expliqué Aurélie Filippetti sur iTELE, une des porte-parole de campagne de François Hollande en 2012.

Selon elle, si François Hollande veut être candidat, « il doit s’y soumettre ». L’ancien ministre de l’Education nationale est sur la même ligne et, a-t-il prévenu, si l’actuel chef de l’Etat se présentait à la primaire « sur la même ligne » politique que celle qu’il suit actuellement, il ne le soutiendrait pas.

Ces prises de position réitérées interviennent quelques jours après un appel lancé par des élus et intellectuels de gauche en faveur d’une primaire et signé par plusieurs dizaines de milliers de personnes. Cette éventuelle consultation sera un des sujets abordés samedi lors d’un conseil national du PS.

« Une forme de reniement »

Les deux anciens ministres, qui avaient quitté le gouvernement en août 2014, ont par ailleurs expliqué ne pas regretter d’avoir quitté l’équipe de Manuel Valls : « la suite nous a donné raison avec encore plus de force que ce qu’on avait ressenti à l’époque », a expliqué l’ancienne ministre de la Culture, opposée comme Benoît Hamon à l’extension de la déchéance de nationalité.

« Il faut qu’on arrête d’avoir des complexes par rapport à ce qu’on est à gauche, la triangulation (piocher des idées chez les adversaires politiques pour les déstabiliser) est en train de nous tuer, de nous asphyxier », a mis en garde Aurélie Filippetti. « Ce n’est pas seulement de la triangulation, là on campe chez l’adversaire », a renchéri le député des Yvelines.

« Ce sur quoi il a été élu en 2012 ne semble plus l’animer aujourd’hui, il y a une forme de reniement qui est incompréhensible car en plus c’est inefficace », a fustigé Aurélie Filippetti.

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