Villepin multiplie les coups de griffes contre Sarkozy

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Publié le 3 septembre 2007.

POLITIQUE - L'ancien Premier ministre ne manque pas une intervention médiatique pour égratigner l'Elysée...

Il revient et il n'est pas content. Dominique de Villepin n'a pas manqué de souligner lundi sur Europe 1 avoir lui-même «conçu» le projet de fusion entre GDF et Suez. «Nicolas Sarkozy a repris le bâton, il a marqué l'essai, bravo», a toutefois concédé celui qui avait annoncé lui-même ce projet industriel en février 2006.
    
L'ancien Premier ministre, qui assure la promotion de son livre «Le soleil noir de la puissance 1796-1807» (Perrin), a également haussé le ton en matière de politique étrangère. Il s'est ainsi dit «critique» de la politique africaine de l'Elysée tout en avertissant : «donner une caution aujourd'hui à l'administration Bush sur l'Irak et sur beaucoup d'autres sujets, ce serait une erreur monumentale».

«Claude Guéant n'a pas de légitimité politique» à s'exprimer publiquement
    
Autre pique, contre Claude Guéant. Selon Dominique de Villepin, le secrétaire général de l'Elysée n'a «pas de légitimité politique» à s'exprimer publiquement.
    
Dimanche déjà, l'ancien chef du gouvernement avais mis en garde dans «Le Parisien/Aujourd'hui en France» contre un «unanimisme stérile» qui pourrait découler de la politique d'ouverture du chef de l'Etat.
    
Alors que des inquiétudes pèsent sur la croissance, il avait en outre réservé son jugement sur la capacité de «rupture» de Nicolas Sarkozy: «si dans deux ans, nous parvenons à baisser le taux de chômage de plus de deux points comme mon gouvernement l'a fait dans les deux dernières années, j'en serai très heureux».

«Comment peut-on être partie civile alors qu'on est président de la République»


Enfin, dans le dossier Clearstream, Dominique de Villepin, qui doit être entendu le 13 septembre par les juges, a souhaité «que les conditions nécessaires d'un Etat de droit soient remplies». «Comment peut-on être partie civile alors qu'on est président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature», a-t-il fait mine de s'interroger, ciblant Nicolas Sarkozy qui le soupçonne d'avoir participé à une entreprise de déstabilisation à son encontre.

Des interventions médiatiques pas très au goût des sarkozystes. «S'il estime qu'on manque d'une opposition, après tout il y a des emplois vacants», a réagi dimanche sur Radio J Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP.
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