Nicolas Sarkozy dans l'émission Sept à Huit du 24 janvier 2016.
Nicolas Sarkozy dans l'émission Sept à Huit du 24 janvier 2016. - TF1

Il doute, au moins un peu. Interrogé sur le fait de savoir si sa candidature en 2017 pourrait être celle « de trop », Nicolas Sarkozy a répondu ce dimanche qu’il se « pos(ait) cette question » et qu’il ne se présenterait que « si c’est utile, bien sûr ».

« Je me pose cette question », a confié le président des Républicains, interrogé sur TF1 dans l’émission Sept à Huit sur la possibilité de livrer « le match de trop ». « Les semaines et les mois qui viennent vous donneront la réponse », a-t-il ajouté. « La question de ma candidature ou pas ma candidature n’est pas une question automatique, les semaines et les mois qui viennent vous donneront la réponse », a-t-il précisé, alors qu’on lui demandait quelle serait sa décision s’il ne remontait pas dans les sondages.

Renoncer? «Ce n’est pas comme ça que ça se présente»

Quant à la possibilité de renoncer ? « Ce n’est pas comme ça que ça se présente, je n’irai que si c’est utile, bien sûr, bien sûr », a-t-il concédé. Sur la question de savoir si les Français souhaitent changer de têtes, de génération : « C’est une question légitime », qu’il dit se poser « tous les jours ». « C’est très sensible cette question : est-ce qu’on a fait son temps, est-ce qu’on a encore quelque chose à dire, est-ce qu’on peut encore être utile à son pays ? C’est pas simple », a-t-il poursuivi.

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L'ancien président a par ailleurs plaisanté en affirmant que son livre à paraître lundi n'était «pas un inventaire avant liquidation», même s'il prend la forme d'un mea culpa de son quinquennat. «Il ne s'agit pas de compter les boîtes de conserve qu'il reste à vendre. Il faut du temps pour être authentique», s'est-il exclamé. «C'est comme ça dans l'humain, y'a l'erreur», a-t-il ajouté, assurant avoir voulu dans son livre intitulé La France pour la vie offrir «un retour d'expérience», «expliquer aux gens la complexité des événements et des sentiments».

L'erreur «Casse-toi pauv'con»

Interrogé sur sa fameuse réplique «Casse-toi pauv'con» à un homme qui refusait de lui serrer la main et lui avait lancé «Ah non, touche-moi pas ! Tu me salis !» au Salon de l'Agriculture en 2008, le président des Républicains a reconnu qu'il n'aurait «jamais dû dire ça». «J'ai abaissé la fonction présidentielle, c'est une erreur, mais j'ai compris à ce moment là qu'avoir du tempérament n'autorisait pas tout», a-t-il détaillé.

«Ca, c'est l'homme qui, insulté, répond alors que le président, insulté, ne répond pas», a-t-il analysé, reconnaissant avoir «mis du temps à percevoir la dimension symbolique de la fonction» présidentielle.

«Que quand on est président, on ne s'appartient plus, que tout ce qu'on fait, on choisit le trottoir de gauche ou le trottoir de droite, ça prend une dimension extrêmement forte et il m'a fallu du temps pour le découvrir», a-t-il confié.

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