Espagne - Non, non, il ne regrette rien...
Le chef du gouvernement espagnol a déclaré mardi qu'il ne se repentait pas d'avoir régularisé massivement des immigrés clandestins, comme l'avait dit le Premier ministre français François Fillon. Camouflet supplémentaire, il a expliqué qu’il attendait une «note de clarification» de la France sur le sujet.
La polémique est née dimanche soir.
Dans une interview à TF1, François Fillon affirme que José Luis Zapatero «regrette amèrement» d'avoir régularisé quelque 600.000 travailleurs étrangers clandestins en Espagne en 2005 et qu'il s'était, «en tout cas, engagé à ne plus le refaire».
«Nécessaire»
Réponse cinglante du chef de gouvernement espagnol: cette régularisation était «nécessaire» et s'est révélée «positive».
L’entourage du Premier ministre a immédiatement tenté d’éteindre la polémique, en précisant que François Fillon avait «compris» l
ors de leur rencontre en juillet que Zapatero avait régularisé des clandestins en 2005 parce qu'il n'avait «pas d'autre choix».
«Succès»
La régularisation massive de 2005 a été un «succès» et un «modèle», a estimé pour sa part le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos en commentant les propos du Premier ministre français.
Cette opération avait été critiquée à plusieurs reprises fin 2006 et début 2007 par Nicolas Sarkozy, alors qu'il était encore ministre de l'Intérieur, ce qui avait entraîné une polémique avec José Luis Zapatero.
D'après AFP