Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le 11 janvier 2016 à Paris.
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le 11 janvier 2016 à Paris. - Francois Mori/AP/SIPA

Le patron du groupe PS à l’Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a expliqué dimanche qu’un remaniement gouvernemental interviendra « dans les semaines qui viennent ». A 18 mois de l’élection présidentielle, le point sur les départs et les arrivées possibles au gouvernement de Manuel Valls…

Laurent Fabius : Le ministre des Affaires étrangères est favori pour prendre la présidence du Conseil constitutionnel, en remplacement de Jean-Louis Debré. Dimanche, Bruno Le Roux a expliqué sur Radio J que « personne ne pourrait être choqué » d’une nomination de Laurent Fabius à la tête de cette institution. Une phrase qui en dit long dans la bouche du proche de François Hollande.

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Pour le remplacer, les noms se bousculent : l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine, le ministre des Finances Michel Sapin et la présidente de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée Élisabeth Guigou sont cités par le JDD.

Sylvia Pinel : Le départ de la ministre du Logement, de l’Egalité des territoires et de la Ruralité, n’a rien d’un mystère. Elue première vice-présidente de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées début janvier, Sylvia Pinel a expliqué préférer la région au gouvernement. Pour la remplacer, circule le nom de l’indéboulonnable Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, dernier allié au PS. L’élu comme du Tarn-et-Garonne souhaiterait cependant un ministère au périmètre plus large…

Emmanuel Macron : L’hypothèse d’un départ du ministre de l’Economie « enfle dans la majorité », écrit Le Parisien ce lundi. Selon le quotidien, le ministre pourrait partir à cause de tensions avec le Premier ministre Manuel Valls, qui l’a recadré plusieurs fois au cours des derniers mois. Les frictions seraient fortes à propos de l’éventuelle fusion de sa loi pour les « Nouvelles Opportunités Économiques » avec le texte sur l’emploi porté par la ministre du Travail, Myriam El-Khomri. « Fadaises », a cependant commenté Bruno Le Roux dimanche. Emmanuel Macron est « devenu l’un des piliers de l’équipe et n’envisage pas la réussite en dehors de ce travail d’équipe », a-t-il ajouté.

Christiane Taubira : Souvent citée, jamais partie. La tête d’affiche du gouvernement à la Justice est « personnellement opposée à la déchéance de la nationalité » pour les binationaux convaincus de terrorisme annoncé le 16 novembre par le président de la République. Mais cette opposition ne devrait pas lui coûter son maroquin. La ministre a déjà survolé des polémiques sans avoir été forcée à la démission.

Jean-Yves Le Drian : Ministre favori du gouvernement, Jean-Yves Le Drian a été élu à la tête de la Bretagne à l’issue des régionales. Il n’a pas quitté son poste rue Saint-Dominique à Paris, exception à la règle édictée par le président, qui consiste au non-cumul d’un mandat exécutif local et d’un poste ministériel. Ce proche de François Hollande pourrait cependant plier bagage. En effet, le chef de l’Etat pourrait avoir besoin de Jean-Yves Le Drian en dehors du gouvernement pour préparer l’élection présidentielle, dans 18 mois. Pour remplacer Jean-Yves Le Drian, figure la députée du Finistère Patricia Adam. L’élue bretonne connaît le monde de la Défense sur le bout des doigts, étant présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées.

Numéro chance, avec des écologistes : Un « élargissement de la majorité », souhaité par Bruno Le Roux, serait-il synonyme d’entrée au gouvernement des élus écologistes pro-gouvernement ? Parmi eux, figurent le patron des sénateurs écologistes Jean-Vincent Placé, les députés ex-EELV François de Rugy et Barbara Pompili. Mais aussi les écologistes d’autres formations, comme Jean-Luc Bennahmias, président du Front Démocrate.

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