Le chef de file des députés socialistes Bruno Leroux à Paris, le 13 décembre 2015.
Le chef de file des députés socialistes Bruno Leroux à Paris, le 13 décembre 2015. - Revelli-Beaumont/SIPA

Un remaniement aura-t-il lieu dans «les semaines qui viennent»? C'est ce qu'a en tout cas laisse entendre dimanche Bruno Le Roux, le chef de file des députés PS, jugeant entre autres que «personne ne pourrait être choqué» d'une éventuelle nomination de Laurent Fabius comme président du Conseil constitutionnel.

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Notant que «nous rentrons dans les dix-huit derniers mois» avant la présidentielle et que «le président de la République peut avoir le souhait d'élargir sa majorité, car c'est aussi à ce moment-là qu'on peut le faire», Bruno Le Roux a jugé sur Radio J qu'«il y aura un remaniement dans les semaines qui viennent».

«Elargissement de la majorité»

Interrogé plus tôt sur le souhait de quitter le gouvernement prêté à Emmanuel Macron par Le Parisien dimanche, le président du groupe PS a répondu: «Je ne le crois pas, je ne le souhaite pas». Il a critiqué une «petite musique» pour «essayer d'opposer les uns aux autres» et «des fadaises» dans le «portrait» d'Emmanuel Macron, qui «est le contraire de l'individualisme en politique», qui est «devenu l'un des piliers de l'équipe et n'envisage pas la réussite en dehors de ce travail d'équipe». Selon le Parisien, un responsable du PS soupçonnerait Manuel Valls de «pousser Macron vers la sortie».

«Le gouvernement est fait de personnalités diverses et talentueuses, et [Emmanuel Macron] en fait partie», affirme pourtant Bruno Le Roux, proche de François Hollande, avant de plaider «pour un élargissement de la majorité» à des personnalités «capables de se battre pour faire réussir le pays en menant la politique décidée par le président».

Fabius à la tête du Conseil constitutionnel?

Des écologistes sur la ligne critique de l'ancienne ministre Cécile Duflot pourraient-ils être intégrés à un gouvernement remanié? S'il n'a pas répondu directement, Bruno Le Roux a cité comme éléments permettant d'entrer au gouvernement la capacité de «se battre pour faire réussir le pays en menant les politiques décidées par le président de la République».

Prié de dire si Laurent Fabius allait quitter le ministère des Affaires étrangères pour succéder à Jean-Louis Debré à la tête du Conseil constitutionnel, cet élu hollandais a rétorqué: «Je ne sais pas, j'en ai entendu parler. La personnalité qu'il a, la réussite qu'il a, le parcours qu'il a conduiraient à ce que personne ne voie cela comme un problème, un passe-droit ou quelque chose d'anodin, c'est une grande personnalité».

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