L'église Saint-Louis de Fontainebleau.
L'église Saint-Louis de Fontainebleau. - Google Street View

Unis dans la condamnation. Les Républicains et le Front national ont tous deux dénoncé ce lundi une hausse des «actes antichrétiens» en France à la suite de l'incendie dimanche d'une église à Fontainebleau (Seine-et-Marne), qui serait d'origine criminelle selon les premiers éléments de l'enquête.

«Ces dégâts démontrent la volonté de s'attaquer à notre culture, mais aussi à des symboles forts pour les chrétiens (...) On assiste à la recrudescence des actes antichrétiens en France. Après l'augmentation des profanations des cimetières chrétiens, c'est au tour des églises», dénonce Les Républicains dans un communiqué.

Profanations «passées sous silence»

Pour le Front national, «ces tristes événements viennent rappeler à tous que, bien qu'elles soient quasi systématiquement passées sous silence à la différence d'autres cultes, les profanations de lieux de culte ou de cimetières catholiques représentent pas loin de 85% des actes de ce genre en France». «Nous attendons que soient condamnés ces actes scandaleux avec la même énergie que le gouvernement sait le faire dans d'autres circonstances», demande dans son communiqué Wallerand de Saint Just, président du groupe FN au conseil régional d'Ile-de-France.

L'incendie a provoqué des dégâts matériels. Une vierge du XIVe siècle et un autel du XVIIe siècle qui appartenait autrefois à l'église du château de Fontainebleau ont été entièrement détruits par le feu.

«On s'oriente vers une hypothèse criminelle», avait indiqué dimanche le parquet de Fontainebleau. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a fait part dimanche soir de sa «vive émotion» et a rappelé sa «détermination à assurer la protection de tous les lieux de culte».

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