Des cartes d'identité nationales au centre d'établissement de la carte d'identité française de Limoges
Des cartes d'identité nationales au centre d'établissement de la carte d'identité française de Limoges - Jean-Pierre Muller AFP

Les trois quarts des Français sont toujours favorables à la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme, un soutien toutefois en recul de 17 points par rapport à novembre, selon un sondage BVA-Orange-iTELE rendu public dimanche.

Déchéance de nationalité, indignité nationale : Qui pense quoi ?

Dans le détail, 56 % sont « tout à fait favorables » et 19 % « plutôt favorables » à cette mesure que François Hollande veut inscrire dans la Constitution pour les binationaux nés français. 15 % y sont « plutôt opposés » et 9 % « tout à fait opposés ». 1 % ne se prononcent pas.

92 % des Français y étaient favorables après les attentats

Au lendemain des attentats de novembre, 92 % des Français y étaient favorables, rappelle BVA. En outre, 66 % des personnes interrogées soutiennent une déchéance de nationalité étendue à tous les Français condamnés pour des actes de terrorisme (44 % tout à fait favorables, 22 % plutôt favorables).

Concernant l’état d’urgence, 74 % souhaitent sa prolongation au-delà du mois de février afin que les pouvoirs publics puissent mieux gérer l’état de crise, alors que 26 % sont opposés à sa prolongation.

Les partisans de gauche partagés

Les sympathisants de droite soutiennent massivement ces trois mesures : 82 % sont favorables à la déchéance pour les binationaux, 70 % à la déchéance pour tous les Français condamnés pour terrorisme, et 83 % à une prolongation de l’état d’urgence. Les sympathisants du FN approuvent encore plus largement ces dispositions, à hauteur de 96 %, 94 % et 88 % respectivement.

Les sympathisants de gauche sont partagés, avec 58 % d’opinions favorables à la déchéance limitée aux binationaux et 60 % à la prolongation de l’état d’urgence. Mais seuls 47 % soutiennent la déchéance pour tous les Français condamnés pour terrorisme.

L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1.026 personnes selon la méthode des quotas, recrutées par téléphone puis interrogées par internet les 7 et 8 janvier.

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