POLEMIQUE - L'annonce de la signature d'un contrat d'armement avec le régime de Kadhafi provoque en effet la colère...
Décidément, la libération des
infirmières bulgares et ses présumées contreparties n’en finissent pas d’agiter le Landerneau politique, pourtant plus ou moins parti en vacances.
François Fillon « se félicite» de l’avis «très favorable» du président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, à la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le dossier libyen, a indiqué Matignon vendredi après-midi. Un avis suivi, peu après, d'un communiqué similaire émanant de l'Elysée.
Exige la transparence
Peu avant la présidence avait pourtant fait savoir que,
conformément à ce qu’annonçait 20minutes.fr jeudi, Nicolas Sarkozy était arrivé au New Hampshire, à
Wolfeboro, pour y passer ses vacances. Mais, à Paris, la polémique se poursuit sur le dossier libyen.
Depuis que la Libye a fait savoir qu’elle venait de finaliser avec la France deux
contrats d’armements,
la gauche crie au scandale et exige, surtout, la transparence.
«Négociations commerciales»
Donc acte. Pour le Premier ministre, «cette commission permettra d'illustrer l'absence d'ambiguïté du comportement du gouvernement français qui peut être fier d'avoir contribué sans contrepartie à la libération des infirmières bulgares», ajoute le communiqué de Matignon.
Et d’ajouter : «Dans le même temps, le gouvernement ne saurait interdire l'aboutissement de négociations commerciales engagées depuis longtemps, dès la levée de l'embargo à l'égard de la Libye, validée au plan international».
Il est vrai que depuis 2004, et la levée de l’embargo international contre le régime du colonel Kadhafi, faire affaire avec la Libye est autorisé. Y compris pour lui vendre des armes ou du nucléaire civil.
Mais encore faut-il l’admettre. Ce qu’a refusé de faire l’Elysée avant d’être mis devant le fait accompli.
C. L.