La session extraordinaire du Parlement est bouclée

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Publié le 2 août 2007.

POLITIQUE - Cinq lois ont été votées, l'agenda de la rentrée sera chargé...

Ils n’auront pas chômé. En un peu moins d’un mois (3 juillet-2 août), députés et sénateurs ont adopté cinq projets de loi, qui concrétisent les engagements phares de campagne de Nicolas Sarkozy : lutte contre la récidive, paquet fiscal, règlement du budget 2006, autonomie des universités et service minimum dans les transports terrestres. C’est par le vote définitif de ce dernier texte controversé que s’est achevé jeudi soir la session extraordinaire du Parlement.

Vifs échanges

Dans les deux chambres, en pleine polémique sur l'absentéisme, les parlementaires de tous bords ont en tout cas fait preuve d'une assiduité exceptionnelle. La majorité en a profité pour afficher sa «détermination» et la gauche sa «remobilisation». Adoptées en urgence (une seule lecture par assemblée) les réformes ont donné lieu à de vifs échanges au sein de l’Hémicycle, notamment sur le service minimum et le «paquet fiscal». Ce dernier a même provoqué des frictions au sein de la majorité.

«Qu'il y ait eu des moments de frictions, des moments d'agacements, c'est normal», a estimé mercredi Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement) pour lequel «la majorité est satisfaite du rythme des réformes». Durant cette session, «la droite a évité la provocation et l'arrogance» tandis que «la gauche n'a pas essayé de bloquer» la discussion parlementaire, a-t-il jugé.

Vacances bien méritées

Même écho du côté de l’opposition : «C'est une opposition qui n'a pas été complaisante, mais qui n'a pas fait d'obstruction», a fait valoir le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault. Le maire de Nantes a même souligné «la qualité des débats» concernant la récidive et l'autonomie des universités, critiquant en revanche «les 15 milliards d'euros qui vont partir en fumée» avec le «paquet fiscal».

Après avoir travaillé d’arrache-pied, les élus vont désormais pouvoir goûter des vacances bien méritées. Il leur faudra remettre le pied à l’étrier dès le 18 septembre, pour une nouvelle session extraordinaire du Parlement. Au programme, le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration, le texte sur la protection des marques et les contrefaçons, le projet de loi créant un contrôleur général des prisons (adopté par le Sénat mais pas encore examiné à l'Assemblée) et celui établissant une «délégation parlementaire au renseignement» (adopté par les députés mais pas encore par les sénateurs).

Ça repart «très fort» à la rentrée

Du côté des ministres, qui ont assisté à leur dernier conseil des ministres mercredi, la rentrée a lieu encore plus tôt, le 24 août. Et Nicolas Sarkozy a prévenu : «Ça repartira très fort». «Les ministres avaient l'air interloqué devant cette annonce», a commenté le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez. D'ici là, «chaque ministre doit être joignable à tout moment, jour et nuit», a-t-il précisé. «Une continuité gouvernementale sera assurée, et en même temps pas d'hypocrisie: nous prenons bien des vacances et nous en avons besoin.»
Catherine Fournier
La session en chiffres (sources, Sénat et Assemblée)
- Les sénateurs ont siégé 110 heures, réparties sur 16 jours, examiné 714 amendements et en ont adopté 211.
- Mercredi soir, les députés avaient siégé 127, 35 heures réparties sur 17 jours, examiné 942 amendements et en ont adopté 236.
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