Sarkozy veut frapper un grand coup sur les institutions

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Publié le 12 juillet 2007.

POLITIQUE - Grand discours du chef de l’Etat…

Toucher aux institutions de la Ve République, personne ne s’y était risqué, ou alors sans le dire, comme pour le quinquennat. Toute tentative, comme la Convention pour la VIe République d’Arnaud Montebourg, avait été férocement réprimée par Jean-Louis Debré, alors président de l’Assemblée nationale, et fils du père de l’actuelle constitution.

Suivez le discours de Nicolas Sarkozy sur 20minutes.fr...

Pourtant, avant même l’annonce de sa candidature officielle, Nicolas Sarkozy n’avait pas hésité à rendre public les grandes lignes de sa modernisation des institutions. Un seul mot d’ordre, la présidentialisation: plus de pouvoir pour le président de la République, qui pourrait s’exprimer devant la chambre, et en échange, plus de pouvoir pour le Parlement, qui pourrait contrôler l’action gouvernementale.

Quelle composition pour la commission

Des orientations que Nicolas Sarkozy devrait répéter mercredi en fin d’après-midi à Epinal, pour son quatrième grand discours depuis sa prise de fonction. La réforme des institutions pourra être une façon pour Nicolas Sarkozy d’imprimer sa marque d’emblée. Il devrait, pour se faire, nommer une commission qui sera présidée par son ancien mentor, Edouard Balladur.

La composition de cette commission n’est pas encore officielle, mais elle fait déjà débat. Pour qu’elle soit inattaquable, Nicolas Sarkozy la veut la plus consensuelle possible. Jean-Louis Bourlanges, ancien proche de Bayrou passé au Nouveau Centre et spécialiste de l’Europe a déjà accepté. La nomination de Jack Lang fait plus de vagues. Le PS étant réticent à laisser Jack Lang y aller, ce dernier a claqué la porte de son parti. Pourtant, les compétences de l’ancien ministre de la Culture ne font pas débat. Il a écrit en 2004 «Un nouveau régime politique pour la France», où il penchait pour un régime… présidentiel.

Modernisation plus que rupture

Pour autant, ce ne devrait pas être la rupture. Nicolas Sarkozy a soigneusement évité de parler de VIe République, il a toujours préféré parler, comme d’autres à droite de «modernisation des institutions», maintenant assez datées. Elles devrait donc connaître un sérieux lifting dans les prochains mois, qui, comme tout bon lifting, ne se remarque pas trop.
Pierre Koetschet
Les principales mesures:
Un nouveau statut de l’opposition
Réforme de l’ordre du jour à l’Assemblée nationale
Fin des nominations présidentielles à la tête des entreprises publiques
Le chef de l’Etat pourra s’exprimer devant l’Assemblée nationale
Emploi

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