Exclusion du FN: Jean-Marie Le Pen victime d’un «guet-apens»?

EXTREME DROITE Jean-Marie Le Pen se dit « piégé » et « victime d'« un guet-apens »…

L.B.

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Jean-Marie Le Pen le 12 juin 2015 à Nanterre

Jean-Marie Le Pen le 12 juin 2015 à Nanterre — MARTIN BUREAU AFP

Poussé vers la sortie du parti qu’il a cofondé, Jean-Marie Le Pen n’est pas resté longtemps silencieux. Il s’est dit « indigné » jeudi soir après l’annonce de son exclusion du Front national notamment pour ses propos réitérés sur les chambres à gaz. Il a également affirmé qu’il attaquerait « bien sûr cette décision devant les autorités judiciaires compétentes ». Jean-Marie Le Pen pense avoir été « victime d’un guet-apens » et il ne semble pas le seul à y voir un « piège ».

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Tandis que Marine Le Pen a jugé « logique » cette sanction, tant son père a multiplié les fautes, Jean-Marie Le Pen se dit pour sa part « piégé parce que les sbires en face de [lui] attendaient l’ordre de Marine Le Pen qui était un ordre d’exclusion ».

Une mascarade

La décision était déjà prise ? Certains semblent le penser. Marie-Christine Arnautu, membre du bureau exécutif et proche de Jean-Marie Le Pen, n’a pas caché sa surprise. Elle s’est dit « choquée » sur BFMTV. « Nous nous sommes réunis à l’issue du bureau exécutif où chacun a pu exprimer sa prise de position et j’avais cru comprendre, alors j’ai sans doute mal compris, que nous devions à nouveau échanger par mail avant de prendre une décision finale pour définir un communiqué commun », souligne-t-elle. Elle a par ailleurs affirmé sur la chaîne d’information en continu s’être toujours « exprimée de façon très claire » en s’opposant « à toute sanction envers Jean-Marie Le Pen, qui est notre fondateur et n’a pas commis de faute gravissime ».

Elle ajoute qu'elle se sent « victime d’une mascarade ». Elle a appris la décision par un coup de téléphone de Wallerand de Saint-Just. Tout était joué d’avance ? C’est en tout cas l’avis de Frédéric Joachim, l’avocat de l’ex-président d’honneur du parti. « C’est la chronique d’une mort annoncée, depuis 2011 (le vice-président du FN Florian) Philippot veut la mort de Jean-Marie Le Pen », a-t-il conclu.