ROYAL/HOLLANDE - Les socialistes sur des œufs…
«Pas de commentaires!» Les socialistes interrogés sur l’annonce, dimanche soir en pleine soirée électorale, de la séparation entre Ségolène Royal et François Hollande ont fait preuve d’une grande prudence. Tout en se déclarant «favorable à ce que Ségolène Royal prenne des responsabilités» à la tête du PS, Jean-Marc Ayrault a refusé de commenter la séparation du couple, «une annonce qui relève de la vie privée».
«C'est une décision privée, nous nous situons sur les questions de fond», a estimé Laurent Fabius, préférant parler du résultat des élections. Même réflexe pour Jean-Luc Mélenchon. «Ce n'est pas des façons de faire, y compris pour notre Premier secrétaire (François Hollande). Ce soir, il y a d'autres choses dont il faut parler que de cela. Cette annonce contrarie la clarification du résultat de ce soir». Jean-Luc Mélenchon a tout de même compati «car il n'y a pas de divorce heureux».
«Parasiter le débat politique»
Les proches de François Hollande s’interrogent sur le timing d’une telle annonce, publique et en direct. Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire, remarque que «cette annonce est de la responsabilité de celle (Ségolène Royal) qui l'a faite et je n'ai aucun commentaire. L'avenir du PS dépendra du calendrier du débat au sein du parti et de la manière dont on va l'organiser (...) Notre responsabilité à nous, socialistes, c'est de faire en sorte que l'on organise le travail et la réflexion au sein du PS.»
De son côté, Eric Besson, qui s’était indigné des rumeurs sur sa vie privée au moment de sa démission du PS, a commenté l’annonce. «Je suis surpris que cette annonce puisse venir un soir de second tour des élections législatives, et j'allais dire, puisse polluer, parasiter le débat politique.»
P. K.