Les souhaits d'alliance UMP-FN pour les élections locales ont chuté de 20 à 25 points depuis l'année dernière chez les sympathisants des deux formations, selon un sondage Ifop réalisé pour Atlantico publié samedi.

30% des sympathisants de l'UMP se déclarent favorables à des accords électoraux avec le FN, suite à la mise à l'écart de Jean-Marie Le Pen, pour des élections locales (municipales, départementales, régionales). Ils étaient 55% en mars 2014. Les sympathisants qui y sont opposés sont passés de 45% en 2014 à 70% en mai de cette année.

Le FN, «un rival potentiel qui a une volonté de manger ou de casser la droite»

De même, 42% des sympathisants du FN répondent favorablement à la possibilité de tels accords électoraux contre 62% l'année dernière. Les personnes hostiles à ces accords sont passées quant à elles de 38% l'année dernière à 58% en 2015.

«Dans les deux familles, on observe une baisse de 20 à 25 points depuis les dernières municipales (de mars 2014) et il faut donc bien comprendre ce qu'il s'est passé, car cela n'est pas uniquement du au psychodrame de la famille Le Pen», analyse Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l'Ifop.

«Pour l'électorat de droite, le FN n'est plus perçu comme une force d'appoint pour défaire la gauche, mais comme un rival potentiel qui a une volonté de manger ou de casser la droite», ajoute-t-il.

Enquête menée auprès d'un échantillon de 338 sympathisants de l'UMP et de 287 sympathisants du FN, extrait du cumul de deux échantillons correspondant à un total de 2.016 personnes, représentatif de la population française. L'enquête a été réalisée du 13 au 20 mai.