Des Femen perturbent le discours de Marine Le Pen le 1er mai 2015
Des Femen perturbent le discours de Marine Le Pen le 1er mai 2015 - K. TRIBOUILLARD

Des images spectaculaires qui font passer le discours de Marine Le Pen au second plan. Ce n'est probablement pas le 1er mai dont rêvait la présidente du FN. L'irruption de trois Femen sur un balcon en face de l'estrade où elle tenait son discours l'ont forcé à interrompre son discours pendant de très longues minutes.

Des Femen perturbent le discours de Marine Le Pen le 1er mai 2015? - K. TRIBOUILLARD

 

Jusqu'à ce que des membres du service d'ordre parvienne à les évacuer très violemment et arrachent les drapeaux rouge sur lesquels étaient marqués «Heil Le Pen». Des images qui ont choqué. Immédiatement, des questions se sont posées sur la manière dont le service d'ordre du FN a pu s'introduire dans un lieu privé, une chambre d'hôtel fermé à clés.

Et les images des membres du service d'ordre ont choqué, jusqu'au Premier ministre, Manuel Valls

 

Après leur «évacuation»,  les Femen ont été «retenues» contre leur gré par le service d'ordre du FN, a fait savoir Inna Shevchenko, la porte-parole des Femen, jusqu'à ce que la police intervienne. Sept personnes, les trois Femen et un accompagnateur, ainsi que trois membres du service d'ordre du FN ont été interpellés par la police et laissés libres.

Les Femen n'ont pas été blessées et ne souhaitent pas «à ce stade» déposer plainte, les chargés de la sécurité du FN non plus, a-t-on expliqué de source policière. L'hôtel dont un balcon a été utilisé par les Femen pour leur action réserve quant à lui sa décision, selon la même source. «Les forces républicaines ont repris le dessus sur les milices privées», a déclaré l'avocat de Femen, Me Michaël Ghnassia. Elles ont ensuite décidé de porter plainte pour violences et violation de domicile.

De son côté, la présidente du FN Marine Le Pen a annoncé vendredi dans un communiqué avoir «donné pour instruction à son avocat de déposer plainte» contre les Femen, qui ont perturbé le défilé de son parti.

Trois journalistes du Petit journal agressés

Selon des informations de France 2, le personnel de l'hôtel aurait pris les membres du FN pour des policiers en civil et aurait donc ouvert la porte aux trois hommes qui en ont profité pour déloger les trois militantes.

Par ailleurs, trois journalistes du Petit Journal de Canal + ont été pris à parti et frappé par des militants FN, avant d'être exfiltré par le service d'ordre du FN.

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