Des Femen manifestent le 1er mai 2015 contre le FN, place de l'Opéra, à Paris
Des Femen manifestent le 1er mai 2015 contre le FN, place de l'Opéra, à Paris - I-Télé
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«1er mai pluvieux, 1er mai heureux», commentait Marine Le Pen en arrivant vendredi matin place de l'Opéra pour le traditionnel défilé du FN en l'honneur de Jeanne d'Arc. Elle ne s'imaginait probablement pas que sa journée serait totalement perturbée par des images de sa brouille avec son père et surtout par des images de violences.

Dans la matinée, toutes les questions ont tourné autour de sa rupture avec son père car pour la première fois, le père et la fille n’ont pas défilé ensemble en l’honneur de Jeanne d’Arc. «Ça n'intéresse personne d'autre que les journalistes», a-t-elle tenté d’évacuer, expliquant qu’en fait, c’est son père qui avait choisi de ne pas être à ses côtés dans le défilé. Et sous la pluie, alors qu’elle déposait une gerbe de fleurs au pied de la statue de Jeanne d’Arc, des Femen ont tenté de se jeter sur elle, avant d’être évacuée de manière musclée par le service d’ordre du FN.

 

De son côté, Jean-Marie Le Pen avait mis en scène son arrivée, à part. En manteau rouge éclatant, il est arrivé pour déposer une gerbe de fleur au pied de la même statue quelques minutes plus tard. «Chacun est à sa place. Le président est à la présidence et Jean-Marie est à l’honneur», a-t-il commenté, une allusion à son titre de président d’honneur du FN dont certains proches de Marine Le Pen aimeraient le priver.

Des journalistes agressés

Dans un dernier pied de nez à sa fille, il s’est invité sur la tribune où Marine Le Pen devait prononcer son discours, alors qu’initialement, il devait rester au pied de cette estrade, dans le carré VIP, et faire profil bas. De longues minutes, faisant le V de la victoire, il a recherché les applaudissements de la foule des militants FN, peut-être les derniers qu’il reçoit en tant que président d’honneur, forçant ainsi sa fille à patienter, la mine renfrognée.

 
 

Mais pour Marine Le Pen, les perturbations étaient loin d’être terminées. Alors que son père a ostensiblement quitté la place de l’Opéra et donc séché le discours de sa fille, trois Femen sont apparues sur le balcon d’un hôtel, face à l’estrade, déployant des rideaux rouge façon 3e Reich sur lesquels était inscrit «Heil Le Pen».

La présidente du FN n’a eu d’autre choix que de s’interrompre pendant de longues minutes jusqu’à ce que son service d’ordre intervienne de manière musclée, provoquant une polémique sur sa violence et l’intervention en elle-même.

 

En milieu de journée, on a ensuite appris qu’une équipe du Petit journal de Canal +, trois personnes, avaient été agressés par des militants du FN.

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