Francois Hollande au dîner du Crif à Paris le 23 février 2015
Francois Hollande au dîner du Crif à Paris le 23 février 2015 - Etienne Laurent Pool

L’expression a du mal à passer. Lundi soir, lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), François Hollande a utilisé les termes «Français de souche» pour qualifier les jeunes lycéens auteurs de la profanation du cimetière juif de Sarre-Union. Une façon de souligner que les actes antisémites commis ces derniers temps en France n’étaient pas les faits seulement de Français de confession musulmane.

Un concept jusque-là utilisé par l'extrême droite

Mais le concept «Français de souche», est surtout utilisé par l'extrême droite, que ce soient les identitaires ou des membres du FN. Du coup, dans la bouche du président de la République, l’expression passe mal et n’a pas manqué de faire réagir des personnalités de tout bord sur Twitter: de l’UMP Thierry Mariani, à l'ex-ministre Aurélie Filippetti retwitté, tiens, par l'ex-première dame Valérie Trierweiler, en passant par la militante féministe Caroline de Haas ou le sociologue Eric Fassin.

 

 

«C’est une expression que je n’utilise jamais»

«C’est une expression que je n’utilise jamais», a pour sa part souligné Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, mardi matin sur BFMTV et RMC.

«François Hollande a utilisé des guillemets», a ajouté l'élu socialiste estimant que le président dénonçait alors l'expression. Personnellement, «je bloque sur les réseaux sociaux toutes les personnes qui utilisent cette expression», a précisé, un peu confus Bruno Le Roux. 

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