PRESIDENTIELLE – Ségolène Royal était sur TF1, Nicolas Sarkozy lui a répondu sur France2…
Le premier round, mercredi, avait été courtois. Mais jeudi soir, les deux candidats à l’élection présidentielle ont été beaucoup plus agressifs envers le programme de leur adversaire.
Cela promet avant le face-à-face du 2 mai.
Ségolène Royal a ouvert le bal sur TF1. «Face à la Une», la candidate PS a rappelé sa main tendue vers les électeurs de François Bayrou, et «tous ceux qui se retrouvent sur les valeurs du pacte présidentiel», sans s’engager pour l’instant à le nommer Premier ministre en cas de victoire.
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>>> «A vous de juger» Nicolas Sarkozy, sur France2. Pour lire le compte rendu, cliquez ici
Elle a
rappelé les différentes mesures économiques qu’elle propose, critiquant au passage celles de Nicolas Sarkozy. Elle a appelé à la rénovation du dialogue social, demandant «une France qui fonctionne bien», taclant au passage la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy.
«Il sait tout, il a réponse à tout»
Selon elle, la plus grande qualité et le plus grand défaut de son adversaire son identique: «Il sait tout, il a réponse à tout».
Plus tard sur France2, Nicolas Sarkozy a ironisé sur cette phrase, préférant quelqu’un qui sait tout à une présidente « qui ne sait rien». Beaucoup plus agressif que la veille, il a expliqué que
les Français étaient en droit de savoir avec quelle majorité Ségolène Royal comptait gouverner.
Rassembleur
Il a écarté les attaques de ces adversaires, de François Bayrou à Jean-Marie Le Pen. «Quand j'ai parlé de l'identité nationale, la totalité de la presse et des élites me l'a reproché.» Il a constaté qu'il n'avait pas été sanctionné dans les urnes. Il s’est posé en rassembleur et réfute l'image de brutalité évoquée hier par Ségolène Royal.
Interrogé sur des sujets nouveaux, comme l’euthanasie ou la prise en charge de la fin de vie, il s’est déclaré favorable au «laisser mourir», pas au «faire mourir», et a souhaité la création d’un congé de fin de vie, pour accompagner un proche, sur le modèle du congé paternité.
«La politique, ce n'est pas la guerre, la brutalité»
Sur la politique internationale, il a
rappelé son opposition à un Euro fort, et à une Europe «cheval de Troie de la mondialisation.»
«La politique, ce n'est pas la guerre, la brutalité», a conclu le candidat UMP, indiquant se préparer au face-à-face du 2 mai « sereinement.»
Pierre Koetschet