PRESIDENTIELLE – La candidate socialiste drague Jacques Delors et invite Romano Prodi à un meeting…
Après
l’appel du pied en douceur, Ségolène Royal sort l’artillerie lourde pour s’assurer un report de voix bayrouistes en sa faveur. La candidate s’affiche désormais avec des figures du centre-gauche européen. A commencer par
Jaques Delors, ancien président de la Commission européenne, qu’elle a rencontré mardi matin.
A l’issue de leur entretien, dans les bureaux de Ségolène Royal situés boulevard Saint-Germain, à Paris, la candidate a affirmé que Jacques Delors soutenait sa «démarche d'ouverture». Avant d’ajouter que le chef du gouvernement italien, Romano Prodi, serait présent à son meeting de Lyon vendredi.
Une participation non confirmée par Romano Prodi. «Actuellement, l'agenda du président du Conseil ne prévoit pas un tel engagement. M. Prodi ne prévoit pas de se rendre à Lyon pour l'instant», a ainsi déclaré son porte-parole, Silvio Sircana.
Coup double
En attirant dans son giron deux figures politiques de référence pour François Bayrou, à qui
elle a proposé lundi un «débat ouvert», Ségolène Royal réalise un doublé centriste en attendant la déclaration du candidat UDF mercredi.
Avec Romani Prodi, Ségolène Royal détient un joker de luxe : le chef du gouvernement italien, à la tête d'une vaste alliance de neuf partis de gauche, a estimé lundi qu'une alliance entre la candidate et François Bayrou permettrait d'apporter «clarté et ordre» dans le paysage politique français, selon des propos rapportés par l'agence Ansa
Sa. C. avec AFP