INTERVIEW - Guillaume Peltier, porte-parole du Mouvement pour la France (MPF), pense déjà l’après-Le Pen…
Guillaume Peltier, porte-parole du Mouvement pour la France (MPF), pense déjà l’après-Le Pen.
Quelles conclusions tirez-vous de ce premier tour ?
En ce qui concerne le MPF, nous ressentons un sentiment de fierté et d’espoir. Nous sommes ce soir le 6è mouvement politique de France, devant le PCF, devant les Verts, et le MPF est aujourd’hui une force politique incontournable. De plus, nous avons contribué à faire émerger de nouveaux thèmes dans les débats, notamment en matière d’immigration et de la place de l’islam en France.
Le Front national enregistre un score bien loin de celui qui l’avait conduit au second tour en 2002. De même, le MPF ne fédère que 3% des votants. L’extrême droite ne fait plus recette ?
Je ne pense pas que dans un contexte de vote utile et de très haut score de Nicolas Sarkozy (30%) nous ayons à rougir du notre. Je vous rappelle que nous avons rassemblé 1 million de Français. Les résultats de ce premier tour confirment ce que nous annonçons depuis longtemps, à savoir la fin prochaine du FN et de Jean-Marie Le Pen. Avec 11,5%, ce dernier revient à son point de départ, cinquante ans en arrière. Nous invitons donc les électeurs du Front national à nous rejoindre pour créer un réel parti alternatif à droite.
Philippe de Villiers se refuse à donner de consigne de vote. Pourquoi ?
Nous ne sommes pas propriétaires de nos voix, nous laissons donc nos électeurs libres de leur choix. De plus, les deux candidats présents au second tour incarnent un européisme et un mondialisme dans lesquels nous ne nous reconnaissons pas. Nous sommes fier d’être de droite, et nous ne voulons pas de la gauche, mais nous ne voulons pas non plus d’une droite frileuse en matière de délocalisations et d’islamisation
Propos recueillis par Sandrine Cochard