PRESIDENTIELLE – Il s’en prend aussi aux attaques «fascistes» contre lui…
Une promesse de campagne, une de plus, mais celle-ci était très attendue après les multiples appels du pied entre l’UMP et le FN: «Il n'y aura aucun accord avec le FN, il n'y aura pas non plus de ministres FN au gouvernement si je suis élu», a annoncé Nicolas Sarkozy dans un entretien avec les lecteurs
du «Parisien».
«Il peut dire ce qu'il veut, cela me laisse de marbre.»
Nicolas Sarkozy a démenti tout rapprochement avec Jean-Marie Le Pen qui «m'a traité ces derniers jours de racaille, de candidat issu de l'immigration qui ferait mieux de se présenter en Hongrie... Il peut dire ce qu'il veut, cela me laisse de marbre. En revanche, je veux parler aux électeurs du Front national.»
Un lecteur interroge le candidat sur l’immigration et lui demande s'il aurait «pu avoir le même destin si son père avait été refoulé en France à son arrivée». Réponse énervée de Nicolas Sarkozy: «Au nom de mon passé, je devrais dire qu’il faut ouvrir grand les frontières. Il y a quelques jours, Le Pen m'accusait d'être un candidat issu de l'immigration: maintenant, il faudrait que je dise à tous les immigrés: «Faites comme mon papa»! Ca suffit!»
«J’ai des cicatrices partout»
Le candidat UMP a par ailleurs dénoncé les attaques portées contre lui par des personnes qui «sont quelque part des fascistes. Le fascisme c'est caricaturer les gens au lieu d'écouter ce qu'ils disent vraiment.» Nicolas Sarkozy a aussi regretté «le prix qu’a dû payer ma famille. Je ne pensais pas qu’elle souffrirait autant. Moi j’ai des cicatrices partout, c’est normal dans le combat politique quand on veut aller haut.»
Vendredi matin, sur France Inter, Ségolène Royal a ironisé sur cette citation, indiquant qu’elle s’intéressait elle «aux cicatrices de la France.»
P. K. (avec AFP)