LE JOURNAL DE LA PRESIDENTIELLE - J-2. Et aussi: Le clip pour les indécis et Sciences-Po Paris vote Royal...
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Vendredi 20 avril, J-2
Bayrou, Sarkozy et Royal ont l’honneur de la prestigieuse revue «Nature» qui consacre un dossier à la recherche française. Les trois candidats interrogés réfutent l'idée de déclin et affirment leur volonté de réforme.
Logés à la même affiche. Le maire d'Eygalayes, un petit village de 72 habitants, dans la Drôme, se refuse à accrocher les affiches officielles des 12 candidats à l'élection présidentielle qu'il a remplacées par une affiche à modèle unique, aux couleurs bleu blanc rouge, comportant simplement le nom des candidats par ordre alphabétique et leur appartenance politique.
Beaucoup de métaphores gastronomiques pour l’ultime post d’Olivier Besancenot sur son blog. Celui qui dit avoir «la pêche» mais qui ne «lit en général pas dans le marc de café» conseille ainsi de voter «avec les tripes».
Et Dieu créa la femme abstentionniste… Brigitte Bardot annonce qu'elle ne soutient aucun candidat à la présidentielle et qu’elle n’ira pas voter. «Je n'ai jamais été sur une liste du Front National ni apporté mon soutien à Le Pen», assure l’actrice dont l'époux, Bernard d'Ormale, a été conseiller du président du Front National.
Dernier meeting pour Arlette Laguiller, hier soir, à Nantes. La candidate LO, âgée de 67 ans, n’a pas versé une larme. «J'ai plutôt eu envie de pleurer lorsque j'ai visité des usines occupées par leurs salariés. Ce sont des gens complètement désespérés, mais qui se battent jusqu'au bout.»
Pour les indécis, le clip qui synthétise toutes les déclarations des candidats.
Nicolas Sarkozy se voit déjà au second tour, mais n’a pas de préférence quant à son adversaire. Ce matin, sur RTL, il a expliqué ne pas s’inscrire «dans cette stratégie qui consiste à dire qu'il y aurait un candidat facile et un candidat difficile».
François Bayrou s’est énervé contre l’édito de Jean-Marie Colombani, dans «Le Monde», appelant à un second tour Royal-Sarkozy. Pas d’inquiétude pour Daniel Schneidermann, toujours aussi remonté contre son ancien patron: «Colombani, c’est Ran Tan Plan. S’il tire sa laisse vers le Nord, Lucky Luke sait que c’est vers le Sud qu’il faut aller chercher les Dalton. L’équation «Le Monde = les élites» est maintenant si bien ancrée, qu’il n’est pas impossible que l’édito apporte quelques voix supplémentaires à Bayrou.» Jean-Luc Mélenchon a lui aussi réagi à l'édito: «C'est parfaitement clair, mais on n'y comprend rien.» Sciences-Po Paris vote Royal. Le bureau des élèves a organisé une journée d’élections anticipée. Le résultat : Ségolène Royal (39,8%) devance François Bayrou (26,6%) et Nicolas Sarkozy (18,7%). Jean-Marie Le Pen, qui avait traité les étudiants d’ «enculés de petits bourgeois» récolte tout de même 4,8% des voix. C’est Pascal Riché de «Libération» qui a transmis les résultats. Sur le même blog, un conseil aux militants: «Ne pas coller une affiche sur un panneau en accordéon.»
La campagne électorale est de mauvaise qualité, critiquent 59% des sondés, dans un sondage OpinionWay pour «Le Figaro». La campagne présidentielle leur a donné l'envie de voter (60%) mais ne les a guère aidé à choisir leur candidat, 43% (contre 56%). Ce sont les sympathisants de l'UDF (64% contre 36%) et du PS (61% contre 39%) qui se montrent le plus critiques.
Les sondés se sont aussi, exprimés sur les affiches. Celle de Dominique Voynet est la préférée (19%), puis celles de Nicolas Sarkozy (18%), d'Olivier Besancenot (15%) et de François Bayrou (14%). Le meilleur clip revient au président de l'UMP (31%), puis au président de l'UDF (30%) et à la candidate du PS (25%). Le président du FN ferme la marche (13%).
Nicolas Sarkozy pourra se consoler avec ce clip de supporters camerounais.
Pour Gérard Schivardi, la campagne électorale «c'est cool, c'est les vacances.» S’il avait bossé un peu plus, il dépasserait peut-être le 1% dans les sondages!
Jeudi 19 avril, J-3
«Le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal»: la dernière phrase de l’éditorial de Jean-Marie Colombani tombe comme un couperet dans «Le Monde» d’aujourd’hui. Il espère un deuxième tour Royal/Sarkozy, même s'il dézingue au passage le candidat UMP: «M. Sarkozy ne devait pas s'aventurer aussi loin sur les terres idéologiques du Front national».
Quant à François Bayrou, balayé dans l'édito, il riposte: «C'est un message adressé à M. Colombani. Ils étaient régulièrement interviewés au moment de l'affaire EADS-Airbus. Tous ceux qui de M. Minc à M. Lagardère ont intérêt à ce que rien ne change, pour pouvoir continuer leurs ententes profitables».
Pour qui voteront réellement Chirac et Villepin ? Selon Azouz Begag, pas de doute, ils voteront Bayrou. Selon l’ennemi juré de Nicolas Sarkozy, les deux têtes de l’exécutif sortant font partie des «90% de républicains qui considèrent que ce n'est pas la peine d'aller draguer le Front national».
La vidéo cartonne sur Dailymotion. Une réunion « off » en février 2007 place Beauvau entre Nicolas Sarkozy et l’association de jeunes de banlieues «Z’y va» aurait été filmée. Extraits de l’entretien : «Je vais vous dire un truc: si tous les autres ils s'étaient pas vautrés, ils s'étaient pas gourés, c'est pas un mec comme moi qui y serait arrivé. (…) Quand Chirac a voulu que je baisse la tête, j’ai dit : «non, c’est pas comme ça que ça se passe». A propos des délinquants, il estime qu’il n’y a aucune chance de corriger des «troubles» sur un jeune de 16 ans car c’est déjà «très tard». Le candidat UMP confesse également qu’il n’aurait pas dû «parler du mouton» égorgé dans la baignoire sur TF1 mais se défend : «J’ai (lors de l’émission) 100 gugus que je n’ai jamais vus, je suis bombardé de questions, je viens de me faire alpaguer par l’homosexuel». Et de préciser : «… J’ai rien contre… en tant que tel».
Jean-Marie Le Pen appelle les juifs français à voter pour lui, dans un entretien au quotidien israélien «Maariv». «J'ai des amis juifs et j'ai des juifs dans mon parti, affirme-t-il, tout en estimant qu'il n'y a «pas de vote juif» et que «les juifs sont divisés en France selon leur statut social. Le fait est que des juifs ont voté pour moi en 2002. Ils sentent sans doute mieux que moi les dangers qui pèsent sur notre pays à cause de la situation de la sécurité».
Revenant sur le «point de détail», il déclare : «Je n'ai pas nié la Shoah. Je n'ai fait que dire tout simplement que les chambres à gaz ne constituent qu'un détail dans l'histoire de la deuxième guerre mondiale. Ce n'est pas quelque chose qui aurait du provoquer la colère».
Jacques Séguéla et Thierry Saussez, les deux golden papys de la communication politique, donnent leur avis, forcément très pertinent, sur l’e-campagne. Selon eux, l’influence du web reste très marginale. Et la leur ?
20 Minutes a eu de la chance de pouvoir interviewermadame Royal. Car après Europe 1 la semaine dernière, la candidate PS accélère le rythme des lapins qu’elle pose à la presse, note «Le Point». L’interview au Figaro prévue mardi a été annulée ainsi que le «Face aux lecteurs» d’ «Aujourd’hui Le Parisien» qui devait être publié jeudi. Un autre lapin a été infligé mardi aux journalistes des agences de presse Reuters et AP. François Rebsamen l’a également remplacée au pied levé mercredi sur France Info.
Guy Birenbaum se pose plein de questions sur lui-même, et surtout sur la campagne. Comment réformer tout ce qui ne va pas?
Le Blairisme débarque en France. Le Blairisme, qu’est ce que c’est? Réponse dans «The Guardian»: «Faire de la politique de façon pragmatique, en empruntant à droite et à gauche et en s‘inquiétant plus des résultats que de l’idéologie.» Le quotidien anglais a même trouvé le slogan du Blairisme : «whatever works» en v.o. (si ça marche, c’est bon). Verdict du quotidien, entre Sarkozy, Bayrou et Royal, c’est François Bayrou qui est le moins blairiste des trois, n’en déplaise au candidat centriste qui voyait même une certaine ressemblance physique.
François Bayrou était justement en meeting à Bercy hier soir. Nuesblog aussi pour un compte-rendu en direct et très subjectif, toujours accessible ici: «Le reste de cette soirée, c’est sans clavier que je vais la passer. Il s’est passé un «truc» ce soir. N’écoutez pas les sondages... Vous pouvez éteindre la télévision!»
Le BondyBlog y était aussi. En exclusivité, le pourquoi du comment du ralliement de Djamel Bouras au candidat UDF: «Parce que François Bayrou a une vraie humanité et qu'il est le seul candidat qui puisse rassembler tous les Français de toutes origines. Sinon, ça va péter.»
Sur la scène, François Bayrou a réglé des vieux comptes, avec la droite d’abord: «Nicolas Sarkozy a dit “François Bayrou est à gauche”. C’est comme une insulte : c’est presque comme s’il avait dit que j’étais un immigré, ou que j’égorge les moutons dans ma baignoire, ou que je suis un pervers génétique.» Pas de jaloux, il s’est ensuite payé la gauche: «Lionel Jospin a déclaré : “François Bayrou est à droite”. Chez lui, c’est comme s’il disait que je suis un trotskiste déviationniste.»
Julien Dray lui aussi règle ses comptes avec ses amis dans «Le Point» : «J’ai plein d’amis qui ont viré à droite mais qui ne l’assument pas. Ils veulent payer moins d’impôts, ils aiment de moins en moins les pauvres et les immigrés, ils ne peuvent pas encore voter Sarko, alors ils votent Bayrou. C’est un bon sas de transition!»
Mercredi 18 avril, J-4
Valéry Giscard d'Estaing apporte officiellement son soutien à Nicolas Sarkozy.
Ambiance au PS. Jean-Luc Mélenchon raconte sur son blog la «sévère ramonée» de Mauroy à Rocard au Bureau National du parti, et craint «l'heure de la danse du ventre devant les centristes» à 20h dimanche...
Unbon gag de la cellule «Action secrete» qui circule sur le net. Victime du piège, les militants UDF...
Christophe Barbier revient dans son blog sur le vrai-faux sondage des RG. Et le directeur de «L'Expresse» en profite pour nous en offrir un décryptage...
Intéressant article du «Monde», racontant comment les candidats n'ont négligé aucun média dans cette campagne.
Gérard Schivardi apprend vite, au contact du Parti des travailleurs. Encarté socialiste, le maire de Mailhac a annoncé la création d'un «nouveau parti ouvrier en France». C'est vrai que ça manquait...
Viré du Figaro pour refus de gâterie à Nicolas Sarkozy? C'est en substance ce que raconte le chef du service culture de Marianne, Joseph Macé-Scaron, sur RTL...
Initiative sympa de la station de ski de Chamrousse, qui propose dimanche un forfait journée à 1 euro, sur présentation de la carte d'électeur tamponnée.
Olivier Besancenot s'ébroue dans le Gard prolétaire et pense sur son blog à l'après présidentielle
Nicolas Sarkozy n’a pas droitisé son discours. C’est lui-même qui le dit sur France Inter: «Ce n'est pas de la droitisation quand on parle de la France et ce n'est pas de la gauchisation quand on parle du pouvoir d'achat.» Interrogé sur ses références historiques, le candidat de l'UMP a fait valoir que Jean Jaurès «n'appartient pas à la gauche» comme Charles de Gaulle «n'appartient pas à la droite».
Cela n’est pas vraiment du goût de l’historien Jean-Noël Janneney qui trouve que Nicolas Sarkozyen fait un peu beaucoup dans la récupération des grands anciens: « Quoi qu'il en soit, quelque pudeur ne serait pas malvenue de la part d'un homme qui attend, si on le comprend bien, que les leaders de la gauche soient morts pour les aimer à titre posthume. Ségolène Royal est heureusement bien vivante.»
Sarkozy, Bayrou et Royal, c'est le tiercé choisi par les jeunes Français de moins de 30 ans qui vont voter pour la première fois à l'élection présidentielle, selon sondage Ifop pour «Le Parisien». Nicolas Sarkozy (30%) devance même largement François Bayrou (23%) et Ségolène Royal (22%).
Charles Bremner, correspondant du «Times» en France sait pourquoi François Hollanden’est pas le candidat des socialistes: «il est beaucoup trop gentil.» Un «nice guy» en v.o. Tellement gentil qu’il lui fait une analyse extrêmement intéressante de la campagne.
Vous vous demandez comment les résultats des élections sont déjà disponibles à 20 heures, alors que vous venez peut-être de mettre votre bulletin dans l’urne? Le politologue Thierry Vedel vous explique ce qui se cache derrière le terme barbare de SSU.
Que se cache-t-il derrière les dessous de l’opération Rocard-Kouchner? Daniel Schneidermannpropose sa petite analyse. C’était pour torpiller la gauche du PS. «Je vous dis tout ça, mais attention : je ne suis pas journaliste politique, hein?»
Vincent Peillon ne votera pas Royal. Le porte-parole de la candidate socialiste a été radié des listes électorales. Saisi par une avocate porche de l’UMP, le tribunal a estimé que Vincent Peillon ne réside pas de façon effective et continue dans la Somme, mais «passe quelques nuits par mois dans un local sommairement aménagé en pied-à-terre à Chepy. Cette situation précaire et discontinue ne saurait être qualifiée d'habitation.» Vincent Peillon a jugé «absolument navrant ce procès politique».
Sent-il la victoire approcher? Nicolas Sarkozy se comporte avec ses proches zélés tel Louis XIV en sa cour, selon «Le Monde». Par ailleurs, le candidat UMP juge dans une interview à l'hebdomadaire «Famille chrétienne» que la part du christianisme dans l'identité nationale est «déterminante».
Il ne parlera plus. Nicolas Hulot a confié à 20minutes.fr qu'il ne commentera aucun résultat du premier tour et qu'il sera absent de la scène publique durant toute la période de l'entre-deux-tours.
Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), soutient François Bayrou. «Pour repartir de l'avant, la France a un impérieux besoin de réformes. Celles-ci sont trop fondamentales pour pouvoir être réussies droite contre gauche, gauche contre droite. Elles exigent un véritable sursaut de tout le pays rassemblé», écrit-il. «Les études d'opinion indiquent cependant qu'aucun des candidats ne pourra gouverner et réformer sans le soutien au moins de l'un des deux autres, dit-il, regrettant que la principale candidate de gauche et le principal candidat de droite fassent mine de l'ignorer».
Une revendication juste ? Rabah Chalbi, 43 ans, cadre commercial parisien, a assigné Ségolène Royal devant le tribunal de Paris pour une supposée violation du droit à l'image car sa photo figurait dans le décor scénique des meetings de la candidate socialiste. Selon l’avocat du plaignant, la photo a été prise dans le local d'une association du XIe arrondissement à Paris lors d'une réunion privée à laquelle Ségolène Royal, pas encore investie candidate à la présidentielle, était venue assister.
Voilà comment la très officielle NSTV relate la visite de Nicolas Sarkozy dans une banlieue près de Meaux vendredi 13 avril :
Les habitants de Neuilly doivent commencer à regretter d'avoir élu Nicolas Sarkozy maire en 1983. Ce matin, ils se sont fait réveillé aux aurores par le collectif «La France qui se lève tôt»: «L'idée du rassemblement, c'est de dire que la France qui se lève tôt, c'est nous, et que l'OPA de Nicolas Sarkozy sur les classes populaires, c'est l'arnaque du siècle. (...) C'est le candidat des riches qui a fait toute sa carrière à Neuilly, une des villes les plus riches de France. La France des rentiers, qui gagne de l'argent en dormant, va voter Nicolas Sarkozy.»
Interview vérité de Dominique Voynet dans «Libération» : «je fais partie des gens qui fantasment moins que d’autres sur les postes ministériels, car je l’ai déjà fait.» C’est ce qu’on appelle l’expérience.
Le comédien Philippe Torreton, soutien de Ségolène Royal s'essaie à la vacherie politique. Dans le viseur, François Bayrou, qui «pense que la politique, c'est comme la nouvelle star, on se met derrière une table et on fait passer des auditions, et puis après on fait un album, on fait un programme». Deuxième salve contre les partisans d’une alliance PS-UDF: «Bayrou cherche un Delors jeune, et il trouve Bernard Kouchner.» A qui le tour?
Constat amer d’Eric Zemmour dans «Le Figaro»: L’économique s’est émancipé du politique. C’est la séparation, le divorce. Le politique a gardé les enfants: le social; mais il a du mal à faire payer la pension alimentaire à l’économique. Le pouvoir n’a plus le pouvoir.» C’est à se demander pourquoi on fait des articles pour commenter une campagne pour élire quelqu’un qui n’aura pas le pouvoir…
José Bové seul contre tous: «Les onze qui se présentent à côté de moi, ce sont les mêmes, toujours la même bande. Je suis le seul différent de tous ceux qui étaient déjà là en 2002.»
Lundi 16 avril, J-6
C'est une info exclusive de notre bureau lillois: l'imprimerie Léonce Déprez, du nom du député-maire UMP du Touquet vient de perdre le marché d'impression des bulletin de votes du Pas-de-Calais de la Somme. Et pour cause, les douze millions de petits papiers siglés Nicolas Sarkozy étaient plus grands que la taille légale. C'est l'imprimerie nationale, basée dans le Nord, qui a récupéré en urgence le marché.
Dans le même style, le programme de François Bayrou n'arrivera pas dans les enveloppes électorales de 17 communes morbihanaises, dont Vannes. «Les électeurs qui constateraient l'absence de cette profession de foi, dans leur enveloppe, ont la possibilité de s'en procurer un exemplaire dans leur mairie, à partir du mercredi 18 avril, aux heures habituelles d'ouverture», a précisé la préfecture.
La blogosphère se déchire. Alors que Jean-Marc Morandini ou Guy Birenbaum s'engagent à diffuser les tendances et estimations à 18h dimanche, Versac s'insurge et lance un appel à ne pas enfreindre la loi électorale.
Ségolène Royal / Zinédine Zidane même combat. Dans ce jeu vidéo directement inspiré de celui qui avait parcouru la toile après la Coupe du Monde, un très drôle Sego vs la Droite à jouer avec du son.
Quand Jean-Marie Le Pen ne s'en prend pas à Nicolas Sarkozy, il attaque sur son blog la présidente du Medef Laurence Parisot, traitée «d'arrogant camelot du mensonge».
Pour l'excellent sociologue des médias Cyril Lemieux, dans son tout aussi excellent blog, Nicolas Sarkozy développerait le «paradoxe du comédien».
Il n'y a pas que Nicolas Sarkozy qui recoit les soutiens de sortifs. Mathieu Blain (déjà apparu dans les spots de campagne de Jospin en 2002) et Fabrice Landreau, rugbyman et entraîneur du Stade Français explique ainsi pourquoi Ségolène Royal possède les mêmes valeurs que celles de l'ovalie.
La menace de grève des postiers fait bien rireCharles Bremner, correspondant du «Times» à Paris, qui par ailleurs, ne voit pas Le Pen au deuxième tour.
Michel Onfray imagine un deuxième tour Sarkozy/Bayrou, et ce n’est pas beau à voir, surtout pour le parti socialiste. Le titre: Lendemains de cuite.
Le pavé de Michel Rocard continue de faire des vagues dans la mare socialiste. Jean-Pierre Chevènementl’amène au poteau: «Michel Rocard confond l'élection présidentielle avec une discussion programmatique, telle qu'il s'en noue quelquefois entre les deux tours d'une élection municipale.»
Jean-Luc Mélenchonachève l’ancien Premier ministre: «Ca doit l’amuser de prouver son pouvoir de perturbation aux petits malins qui avaient oublié de l’afficher dans la liste des 13 (!!!) précieux publiée cette fameuse semaine où les éléphants étaient revenus en grâce… Et, plus sérieusement, il fait avancer son projet comme jamais puisque le terrain est propice.»
Etes-vous prêt à voter pour José Bové, un candidat qui boit du «El Che Cola», un cola garanti sans OGM? C'est ce que montre une photo publiée dans «Le Monde».
L’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), qui représente le plus radical des mouvements au sein du Conseil français du Culte musulman (CFCM), a appelé à ne voter ni Royal ni Sarkozy «ni les extrêmes». «Monsieur Sarkozy, en parlant des moutons égorgés dans la baignoire, vous nous avez fait mal. Madame Royal, en assimilant les femmes voilées à des femmes violées ou battues, vous nous avez fait mal», a lancé au Bourget le secrétaire général de l’UOIF. Un soutien implicite au (croyant) candidat François Bayrou ?
Arlette Laguiller entre dans le débat sur le drapeau tricolore. Sur le site de Lutte Ouvrière, elle écrit : «Pour notre part, nous ne reconnaissons pas ce drapeau comme le nôtre. C’est le drapeau des fusilleurs, et nous, nous sommes du côté des fusillés. Et notre drapeau n’est pas le drapeau tricolore, mais le
drapeau rouge, le drapeau des ouvriers, le drapeau de la révolution depuis que c’est la classe ouvrière qui incarne l’émancipation future de la société !»
Il y avait du monde dimanche au bord du bassin de la Villette, à Paris, pour soutenir José Bové, nous apprend «Le Parisien». Outre les people – Juliette Binoche par message interposé et le Ministère des Affaires populaires – avaient répondu présents le comité de solidarité avec les Indiens des Amériques et «Mélanie, 28 ans, étudiante en massage». A l’école doctorale de Montredon-du-Larzac ?
Nicolas Sarkozy caracole en tête des sondages, mais Ségolène Royal a elle des faveurs des Européens. Selon un sondage réalisé en Allemagne, Italie, Espagne et de Grande-Bretagne via l’Internet par Harris Interactive et publié lundi dans le «Financial Times», 16% des personnes interrogées dans ces pays ont déclaré que Mme Royal serait une meilleure présidente pour la France, contre 7% à déclarer choisir le candidat UMP. Le même sondage réalisé en France a donné un ordre inversé: 23% des personnes interrogées ont déclaré choisir Nicolas Sarkozy contre 22% à Ségolène Royal.
Désirs d‘avenir fait dans le happening. Pour trouver les opérations près de chez vous, la carte est ici.
Les invectives continuent entre Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy. «Vous n'avez qu'une nationalité, monsieur Sarkozy, c'est la nationalité sarkozienne!» s’est exclamé dimanche soir le candidat FN. a-t-il ajouté, décrivant Nicolas Sarkozy comme le «chef de la racaille politicienne.» Réponse de Nicolas Sarkozy dans «20 Minutes»: « Ce n’est pas Le Pen qui m’intéresse, c’est son électorat.»
A défaut de voix, Dominique Voynet gagne des bons points, décernés par les associations. Elle fait un récapitulatif sur son site.
Le «Global Times», journal chinois axé sur la politique étrangère et filiale du Quotidien du Peuple sait ce qui pourra peut-être faire basculé l’élection: le vote des Français d’origine chinoise, estimé à «200.000 environ selon le journal. Sur ce terrain, avantage à Nicolas Sarkozy qui diffuse, sur son site, des vidéos en chinois. «Or, la différence entre les candidats au premier tour est souvent infime, pour n'importe quel candidat ces 200.000 voix ne sont pas négligeables.»
Flash-mob version Bové: lundi matin, des partisans de José Bové ont «réquisitionné» l'ancienne poste de Neuilly, destinée à devenir un immeuble de bureaux, pour dénoncer le manque de logements sociaux dans la commune. Un pavé dans la mare du concurrent de José Bové, Olivier Besancenot, facteur à Neuilly.
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