Jean-Marie Le Pen devant une affiche de campagne de sa fille Marine le 12 janvier 2014 à Agen
Jean-Marie Le Pen devant une affiche de campagne de sa fille Marine le 12 janvier 2014 à Agen - Mehdi Fedouach AFP

Surfer sur les événements terroristes pour faire prospérer les idées du Front national, voilà qui est tentant après l’attentat visant Charlie Hebdo mercredi. Au sein de l’extrême droite française, certains s’en donnent à cœur joie alors que deux opérations distinctes sont toujours en cours ce vendredi.

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Le président d’honneur du Front national Jean-Marie Le Pen a publié ce vendredi sur Twitter une photo de sa fille, présidente du FN, avec ce message «Keep Calm and Vote Le Pen». Une formule pastichant le «Keep Calm and Carry On» du gouvernement britannique pendant la Seconde guerre mondiale. L’objectif de la démarche vise, sans ambigüité, à appeler au vote frontiste à la suite de ces actes terroristes.  

Interrogé sur ce twwet par une journaliste, voici sa réponse:

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Jeudi, des membres du groupe «Génération identitaire» avaient détourné jeudi le mot de soutien aux victimes «Je suis Charlie» en… «Je suis Charlie Martel». La référence est ici Charles Martel, qui a affronté des troupes arabes lors de la bataille de Poitiers en 732. Un personnage devenu iconique au sein de l’extrême droite française. Le groupuscule a lancé dans la foulée une vente de t-shirts barrés de ce slogan, au tarif unitaire de 15 euros, tandis que Julien Rochedy, ex-directeur national du Front National de la Jeunesse, a repris ce détournement sur les réseaux sociaux.

Quant aux messages de Marine Le Pen, présidente du Front national, ils ne sont pas dénués de sens politique. Au lendemain des attentats qui ont tué 12 personnes à Paris, elle a estimé nécessaire de relancer le débat sur la peine de mort. «Je souhaite offrir aux Français un référendum sur la peine de mort. A titre personnel, je pense que cette possibilité doit exister», a-t-elle expliqué sur France 2. Un commentaire déploré par le dessinateur Marc Vidberg ce vendredi. 

Ce vendredi, estimant être la seule responsable politique, selon elle, à parler de guerre contre le «fondamentalisme islamiste», Marine Le Pen a affirmé à la presse avoir demandé au chef de l'Etat diverses mesures en réponse à cette attaque sanglante de mercredi, dont la suspension de l'appartenance de la France à l'espace Schengen. 

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