Interview de Hollande: Sur le tiers-payant, il promet de «faire simple»... «La France n'interviendra pas en Libye»...

LIVE Le chef de l'Etat est intervenu pendant deux heures sur France Inter...

Maud Pierron

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Le président François Hollande lors de ses voeux aux Français le 31 décembre 2014 à l'Elysée

Le président François Hollande lors de ses voeux aux Français le 31 décembre 2014 à l'Elysée — Ian Langsdon Pool

François Hollande attaque la nouvelle année en fanfare. Le chef de l'Etat se prête en effet au jeu de la longue interview sur France Inter de 7h à 9h, dont une partie sera consacrée aux questions en direct des auditeurs de la radio publique.

>> Les voeux de François Hollande


Une manière pour François Hollande de continuer sa stratégie de «proximité» avec les Français mais aussi de faire dans la pédagogie. En effet, il ne devrait pas faire d'annonce mais préciser ou apporter des compléments sur des sujets déjà évoqués. Il devrait aussi marteler les deux maîtres-mot de ses voeux aux Français: «confiance» et «audace».

Les journalistes de la rédaction balaieront les thèmes classiques économiques et sociaux, ainsi qu'internationaux. Dans la dernière partie, les auditeurs auront, quant à eux, carte blanche. Mais pour être sélectionné, le mieux sera de ne pas être redondant avec les questions des journalistes. Mais la radio a promis qu'il n'y aura pas de censure.

9h20: Ce live est terminé, merci de nous avoir suivi
 
9h15: Récap' de ce que François Hollande a dit  ce matin
François Hollande n'a pas fait d'annonce mais beaucoup de pédagogie. On fait le point rapidement après de plus amples développements.
- Il est «responsable» de l'échec sur le front du chômage. «La réponse est oui, je suis Président. Je ne vais pas dire c'est la faute de l'étranger, de la crise, de la conjoncture économique», a-t-il développé.
- La loi Macron est une «loi de liberté et de progrès», a-t-il dit. Mais le chef de l'Etat a tempéré un peu plus tard, probablement pour dédramatiser en ajoutant que «la loi Macron n'est pas la loi du siècle. Une seule loi ne va pas changer le problème de la société». «Je changerai tout ce qui bloque, empêche freine et nuit à l'égalité et au progrès», a-t-il ajouté.
- L'aéroport Notre-Dame-des-Landes se fera. «Tant que les recours de sont pas épuisés le projet ne peut pas être lancé. Quand les recours seront épuisés, le projet sera lancé», a expliqué François Hollande, comme Manuel Valls l'avait fait en décembre dernier.
- La centrale de Fessenheim fermera. Quand, ça il ne l'a pas précisé mais par deux fois il a dit que la centrale de Fenssenheim, la plus ancienne, fermera.

- La taxe sur les transactions financières se fera en 2017 au plus tard et pourrait abonder le futur fonds vert. Onze pays européens sont déjà d'accord. François Hollande veut que l'assiette soit «la plus large possible»  et que la taxe soit mise en place en 2016 ou 2017 au plus tard, et que cet argent abonde le futur «fond vert» pour la transition énergétique.
- Il n'y aura pas de nouveaux prélèvements. Il l'a réaffirmé. Et «si la croissance est un peu supérieure» en 2015 à la prévision officielle de 1%, «cela ira à la réduction des déficits». Et si cela continue, alors, peut-être, «nous verrions ce que nous pourrions faire en termes de baisse de prélèvements».
- Le tiers-payant, ce sera «plus simple». C'est ce que promet François Hollande aux médecins, vent debout contre cette réforme. «Je comprends les médecins qui disent qu'il ne faut pas que ce soit compliqué. Ils ont parfaitement raison les médecins, il faut qu'on puisse être capables d'être beaucoup plus simples, beaucoup plus efficaces, mais c'est quand même une avancée», a défendu François Hollande.
 
9h00: Hollande répondra à ceux qui n'ont pas eu la parole
Mot de la fin pour François Hollande, après la chronique de Sophia Aram, qui s'est moqué de sa propension à faire des «heu» dans ses discours. «Je ferai attention aux «heu», sachant que je ne dors jamais». Plus sérieusement, il a dit qu'il demandera «à la direction de France inter de me communiquer ces mails ou ces tweets» des auditeurs et internautes à qui il n'a pas pu répondre. Enfin, celui qui ne peut s'empêcher de parler aux journalistes n'a pas pu s'empêcher de louer le travail de France inter et des journalistes radio de manière générale. «Merci pour cette séquence, je vous écoute régulièrement. La radio d'information, qui est impertinente, qui enquête, c'est de la bonne radio».

 
8h57: Très courte partie participative et assez décevante
Finalement, il y a eu 6 questions des auditeurs. Et des questions qui ont déjà parfois été abordées plus tôt dans l'interview ou qui sont des cas particuliers (comme sur la question de France Télévisions). Finalement cette partie s'est révélée assez décevante.
 
8h56: Légion d'honneur: «Moi je pense à la fierté de ceux qui l'ont eue»
Une question sur Thomas Piketty, qui a refusé la Légion d'honneur. «Thomas Piketty est un économiste reconnu. Il a des mérites qui auraient pu le conduire à être récipiendaire de cette distinction, il n'a pas voulu, c'est son choix. Mais moi je pense à la fierté de ceux qui l'ont eu».
 
8h53: Hollande appelle la gauche à être «forte moralement»
Une nouvelle question sur la stratégie à tenir face au FN. «ll ne faut pas être complexé: quand on commence à douter de soi-même, on ne peut rien gagner», commence François Hollande. «Il faut être Républicain. Il faut être très exigeant, ne rien tolérer, ne rien accepter», répond François Hollande. «Je viens de la gauche. Quand la gauche est forte moralement», elle a tout à gagner, explique-t-il. 

 
8h51: La jeunesse? «C'est ma priorité»
Et les jeunes, qui étaient le centre de son programme en 2012? «C'est ma priorité, reprend François Hollande. Nous avons une démographie dynamique. Notre jeunesse peut être un atout de croissance, de renouvellement. J'ai introduit la garantie jeune : 50 000 jeunes, les plus loin du travail, vont être accompagnés, formés, qualifiés pour tenter d'avoir ensuite un emploi.» Il vante également la réforme à l'école, le plan numérique.
 
8h50: Fessenheim sera bien fermée
Une autre question sur la fermeture de Fessenheim: François Hollande répond qu'il a déjà répondu à la question et que pour tenir «ses» engagements, il doit fermer une centrale. Mais il ne donne toujours pas de date...
 
8h46: A la conférence de Paris, «il faut un accord contraignant»
Pour réussir la conférence de Paris, «il faut un accord contraignant, avec surveillance et mécanisme de sanctions», puis «il faut dégager 100 milliards de dollars pour le fonds vert» et «Il faut trouver des financements innovants, de nouvelles contributions», liste le chef de l'Etat, qui parle des rapports «alarmistes» sur le climat.
 
8h44: La taxe sur les transactions financières «au service d'un fonds vert» pour la transition écologique
Une question sur la taxe Tobin, sur les transactions financières, et pourquoi il est si difficile de la faire voter. «C'est un combat, une lutte, que j'ai engagée. La taxe peut être mise en oeuvre car onze pays européens se sont engagés», répond François Hollande. La taxe sera mise en oeuvre en 2016, au plus tard 2017, et il a demandé «une assiette la plus large possible». Et il veut mettre l'argent de cette taxe «sur le climat», pour répondre à ceux qui disent que la transition écologique coûte trop d'argent. «Une partie ou la totalité de cette taxe devra être mise au service de ce fonds vert», annonce François Hollande.
8h42: Une question sur France Télévisions
Une question sur la «grave crise à France Télévisions», où deux suicides auraient eu lieu l'an passé et l'auditeur demande un rendez-vous. «Il y a du harcèlement ça peut arriver, du malheur, de la détresse. S'il y a une demande particulière elle me sera adressée. Je ne connais pas ce cas particulier», répond le chef de l'Etat.
8h38: Sur l'euthanasie, «nous ne pouvons pas en rester à la loi actuelle»
Première question d'une auditrice sur le sujet de la fin de vie, qui demande où il en est par rapport à son engagement 21. «C'est une des décisions les  plus lourdes de décider de la mort d'un proche, répond François Hollande. J'en suis arrivée à la position suivante: nous ne pouvons pas en rester à la loi actuelle. Nous devons faire deux avancées majeures: que la volonté des malades soit respectée, même quand ils ne sont pas malades. S'il n'y a pas eu de directive anticipée et qu'il est question d'arrêter les traitements, si une personne est malade, il sera possible de faire entrer le patient en sédation profonde et ensuite l'arrêt des traitements». Il est donc en accord avec les conclusions du rapport Clayes-Leonnetti.
 
8h35: L'UMP Ciotti pas convaincu
8h32: Revoir l'extrait de Hollande sur la loi Macron, qui n'est pas «la loi du siècle»

 
8h30: «La France n'interviendra pas en Libye»
La France interviendra-t-elle en Libye, alors qu'elle a une base avancée à la frontière avec le Niger? «La France n'interviendra pas en Libye, c'est à la communauté internationale de prendre ses responsabilités. C'est à l'ONU de savoir ce qu'elle veut faire. Mais ça n'en prend pas le chemin».
 
8h27: Que faut-il faire en Syrie?
Faut-il s'allier avec la Syrie ou l'Iran, contre les djhadistes syriens? Hollande n'est pas pour s'allier «avec le diable». Avec l'Iran, il faut être «ferme» mais c'est «un partenaire pour qu'il y ait une stabilité en Syrie et en Irak», ajoute le chef de l'Etat. En Syrie, «nous devons soutenir l'opposition». Hollande dit toujours regretter que la communauté internationale ne soit pas intervenue à l'été 2013 en Syrie contre Bachar al-Assad.
 
8h24: «Poutine ne veut pas annexer l'Est de l'Ukraine»
Que veut Poutine? «M. Poutine ne veut pas annexer l'Est de l'Ukraine. Il me l'a dit», annonce François Hollande, tout en ajoutant que Poutine veut rester «influent» dans le pays. Il refuse que l'Ukraine soit donc dans l'Otan. «On pourrait se dire "que va-t-on faire en Ukraine?" Nous avons cherché des solutions» avec Angela Merkel, notamment. «Il faut parler à Poutine, il faut parler clairement. Lui-même doit savoir s'arrêter. Aujourd'hui, il le paie suffisamment cher», ajoute François Hollande, parlant de la baisse du prix du pétrole. «Les sanctions doivent s'arrêter s'il y a des progrès», ajoute François Hollande.
 
8h23: «Ce qu'on attend de l'Europe, c'est de régler les crises»
On aborde un sujet qui est dramatiquement dans l'actualité: les migrants syriens et libyens qui tentent de venir en Europe, au péril de leur vie. «L'Europe doit faire face et organiser rapidement une politique d'asile. Ce qu'on attend de l'Europe, c'est de régler les crises», explique-t-il.
 
8h19: Des «convergences» à venir avec Berlin, et une rencontre dimanche avec Merkel
François Hollande dit que l'Allemagne doit faire des efforts, notamment sur «la relance de la croissance» alors que la France doit faire des efforts pour être un pays «plus compétitif».  Il annonce des «convergences» à venir et une rencontre avec Angela Merkel dimanche «pour parler de l'avenir de l'Europe». Il explique aussi que «l'introduction d'un smic en Allemagne a été une bonne nouvelle».
 
8h15: «L'Europe ne peut plus être identifié à de l'austérité»
Que penser de cette gauche radicale grecque, pro-européenne mais opposée à l'austérité? «L'Europe ne peut plus être identifié à de l'austérité. La France a donné la priorité à la croissance, ce qui n'empêche pas de réduire les déficits publics. Mais il y a des règles qu'il faut respecter... tout en étant flexible», explique Hollande, alors même que la France ne respecte pas tout à fait les règles en matière de réduction du déficit et s'est même fait rappeler à l'ordre.
 
8h13: «Les Grecs sont libres de choisir leur destin»
La Grèce peut-elle sortir de l'euro si la gauche radicale arrivait au pouvoir, comme Merkel l'aurait dit? «Les Grecs sont libres de décider souverainement de leurs gouvernants. Les gouvernants auront à respecter les engagements qui ont été pris. Quant à l'appartenance de la Grèce à la zone euro, c'est à la Grèce de choisir. Les Grecs sont libres de choisir leur destin», assure François Hollande.
 
8h12: On ne peut pas dire que le plaidoyer «vert» de Hollande ait convaincu
8h07: Au PCF aussi, on livetweete, et c'est saignant
8h02: Fessenheim fermera, Notre-Dame-des-Landes se fera, tout comme la loi biodiversité
Un point après la partie politique de cette interview: on a trouvé un chef de l'Etat parfois en difficulté ou prêt à sortir de ses gonds quand il a fallu justifier son virage vers la politique de l'offre, qui n'était pas dans son programme de 2012 et qui n'est pas appuyée par les frondeurs de sa majorité. Il a par ailleurs réaffirmé que comme prévu, la centrale de Fessenheim fermera. Et que l'aéroport Notre-Dame-des-Landes se fera une fois les recours épuisés.  François Hollande a également confirmé la loi biodiversité:

 
7h59: Hollande ne passera pas par le 49.3 et ne veut pas parler des primaires
Hollande dément être tenté par le passage en force au Parlement pour faire adopter la loi Macron. «Je suis confiant. J'ai la même méthode depuis le début de ce quinquennat: faire un dialogue avec le Parlement, permettre que des améliorations puissent être apportées. Je n'ai pas à présupposer qu'il serait tellement difficile qu'il conviendrait d'utiliser des méthodes contraignantes», a-t-il expliqué.
Nouvelle question sur les primaires, que certains ministres appellent de leur voeux. Y est-il favorable? «Vous croyez que je vais parler des primaires après ce que je viens de dire?». «Je suis à mi-mandat, l'élection présidentielle est encore loin. Je m'occuperai de la présidentielle quand elle arrivera», rétorque-t-il.
 
7h57: «C'est pas le pour l'instant qui m'intéresse»
Les Français ont des doutes, sont pessimistes, ont peur du déclassement, constate François Hollande. Léa Salamé explique que les Français ne sont pas convaincus.
«C'est pas le pour l'instant qui m'intéresse, c'est dans la durée», et les «valeurs» de gauche.

 
7h54: «La France traverse une crise identitaire»
«Oui, la France traverse une crise identitaire. C'est pourquoi nous devons avoir les nerfs solides et la pensée ferme», et c'est un sentiment «ancien». Il y  a de vraies «menaces terroristes» qui peut provoquer des «crispations identitaires».

 
7h52: «La France est exemplaire dans sa conversion écologique»
On passe à sa conversion écologique. Ne faut-il pas donner des preuves de cette conversion? Hollande met en valeur la loi sur la transition énergétique votée à la rentrée. «La France est exemplaire dans sa conversion écologique», attaque François Hollande, citant tout ce qui se trouve dans la loi sur la transition écologique. Va-t-il fermer Fessenheim? «J'ai pris l'engagement, les études sont en cours», répond-il. Et Notre-Dame-des-Landes? «Ce projet est contesté, il y a des recours. Tant qu'il y a des recours il ne peut être lancé, quand ils seront épuisés, il sera lancé».
 
7h51: «C'est pas la loi du siècle la loi Macron» 
«C'est une loi pour le siècle prochain, qui va donner plus de facilités. Mais il y aura d'autres textes. Une seule loi ne va pas changer tous les problèmes de la société.»

 
7h46: François Hollande s'énerve sur la loi Macron
«Plus de liberté et plus de justice, pourquoi ne pas le voter?», demande François Hollande par rapport à la loi Macron, alors que certains députés PS ne veulent pas la voter. «Parce qu'ils n'ont pas été élus pour ça», rétorque de nouveau un journaliste. Et là, c'est assez rare en public, François Hollande s'énerve: «Votre histoire "on n'a pas dit tout ce qu'on avait à dire en 2012, alors on ne doit plus rien faire"... Vous avez déjà fait cette remarque, vous n'allez pas la faire toute l'émission». «Si c'est juste socialement, pourquoi ne pas voter», reprend-il. «A force de chercher la perfection, le meilleur projet, il ne se réalise jamais».
 
7h43: Hollande en difficulté sur le travail le dimanche
La loi Macron est-elle une régression comme le dit Martine Aubry? Le travail le dimanche n'est-il pas un choix de société comme le dit Martine Aubry? Hollande est en difficulté sur le thème du travail le dimanche...Personne n'a voté par cette politique, reprend le journaliste. «Car elle n'existait pas!», répond François Hollande. «J'ai fait un choix dans la campagne qui est de tout donner pour l'emploi?

 
7h40: «Il y a toujours plusieurs chemins. Est-ce le bon chemin? Nous le verrons à la fin»
France Inter ressort les archives, celle du discours du Bourget, lorsqu'il dit, qu'en matière de politique, «Il n'y a jamais qu'une seule politique possible». Qu'en dit-il aujourd'hui?
«Il y a toujours plusieurs chemins. Est-ce le bon chemin? Nous le verrons à la fin. Est-ce un chemin de gauche?» C'est en tout cas un chemin qui permet plus d'égalité, explique le chef de l'Etat, parlant du compte pénibilité ou du compte de formation pour les salariés.
 
7h34: Hollande défend sa politique, toute sa politique, y compris les échecs...
Pour l'instant le chef de l'Etat n'a fait aucune annonce. Il a reconnu en revanche son échec sur le chômage, incontestable, tout en faisant référence aux «dix» dernières années... Il a ensuite fait preuve de volontarisme, défendant notamment le pacte de responsabilité, dont il espère les retombées avant la fin de son quinquennat et a plaidé pour la loi Macron, bientôt votée, qui aidera, d'après lui, à retrouver de la croissance. Car, sans croissance, pas de création d'emplois, a-t-il martelé. Espérons pour lui qu'il a mieux convaincu les Français qui écoutent que les journalistes dans le studio d'Inter.
 
7h31: Et Christian Estrosi, pour l'UMP, fait son factchecking
7h30: Emmanuel Macron livetweet l'interview du Président.... surtout si ça le concerne
7h29: Premières réactions
D'Eric Coquerel, du Front de gauche
7h28: «Si la croissance est un peu supérieure, ça ira à la réduction des déficits»
Et le chef de l'Etat ajoute: «Si ça se confirme en 2016 et 2017, nous verrons ce que nous pourrions faire en matière de baisse des prélèvements».
 
7h25: Pas de nouveaux impôts
Hollande répète avoir pris «l'engagement de ne pas créer de nouveaux impôts à partir de 2015». Et d'ajouter: «Certains contribuables paieront moins. Il n'y aura aucune augmentation de prélèvement supplémentaire».
7h22: «Je changerai tout ce qui nuit, bloque, empêche et freine l'égalité et le progrès»
François Hollande plaide pour «l'audace». «Est-ce qu'on est un pays qui avance, qui a de l'audace, qui regarde lucidement la réalité. Je changerai tout ce qui bloque, empêche et freine l'égalité et le progrès. Je prendrai tous les risques», développe le chef de l'Etat toujours aussi combatif. Un journaliste lui fait remarquer qu'il a reculé notamment sur la réforme fiscale. «Vous plaisantez!», rétorque Hollande qui parle de la suppression de la première tranche d'impôt qui va bénéficier à neuf millions de personnes dont les plus modestes.
 
7h19: «La loi Macron, c'est tout ce qui peut stimuler l'activité»
Hollande explique: «Il y a suffisamment de contraintes, de freins, qui empêchent qu'on tire bénéfice des atouts des Français. Tout ce qui a trait à la concurrence, qui est souvent faussée dans notre pays.» Oui, libéraliser les cars permettra de gagner du pouvoir d'achat, explique-t-il. Travailler le dimanche, douze par an, c'est aussi nécessaire, ajoute-t-il. «C'est à la fois une loi de liberté et de progrès, car les salariés concernés seront volontaires et mieux payés». 
 
7h17: Hollande charge Sarkozy
Pour expliquer pourquoi la croissance est si molle en France alors qu'elle est plus forte dans d'autres pays, François Hollande rappelle le bilan des «dix» dernières années.
 
7h15: Hollande défent le pacte de responsabilité
«S'il suffisait de créer des emplois aidés, ce serait juste un problème budgétaire, mais tout ne se règle pas comme cela. L'enjeu, c'est l'entreprise», dit-il, demandant par ailleurs que le pacte de responsabilité soit régulièrement évalué. «La France ne crééra durablement des emploi que lorsqu'il y aura de la croissance».
 
7h11: Et la courbe du chômage, va-t-elle s'inverser?
«Cette question, j'ai cru pouvoir y répondre, la réponse a été fournie», répond François Hollande, très a minima. Il explique qu'il n'y a pas assez de croissance, plus de personnes qui arrivent sur le marché du travail que de personnes qui partent à la retraite... Mais il «fera tout» pour résorber le chômage et avoir de la croissance, parlant notamment de la future loi Macron. «Si nous avons plus de croissance, nous aurons moins de chômage». Le chef de l'Etat se veut toujours aussi combatif.
7h08: François Hollande se sent-il responsable de l'échec au niveau du chômage?
«La réponse est oui, je suis Président. Je ne vais pas dire c'est la faute de l'étranger, de la conjoncture économique», commence-t-il par répondre, tout en défendant sa politique, notamment le pacte de responsabilité, «pour être le plus compétitif possible» et sa gestion «sérieuse» des comptes, pour parvernir à inverser la courbe «d'ici la fin du quinquennat et même le plus tôt possible». «Je ferais tout ce que je pourrais pour que l'emploi» revienne, insiste-t-il.
7h07: Une image du studio de France inter
7h06: Hollande va être interrogé en premier sur le chômage des séniors
7h03: L'obligation de «réenchanter»
Dans sa chronique, un journaliste politique explique que le chef de l'Etat veut «réenchanter» ses électeurs et dresse un bilan sévère à mi-mandat. Hollande doit apprécier.
7h00: On va débuter par un quart d'heure consacré à l'économie, annonce Patrick Cohen