Gollnisch et «Le Soir» à boulets rouges contre Sarkozy, les sondages up and down

82 contributions
Publié le 15 avril 2007.

LE JOURNAL DE LA PRESIDENTIELLE, J-7. Le référendum selon Baverez, l'humour de Dati...

Les must et les à-côté de la présidentielle, c'est tous les jours dans le journal de la présidentielle.
Ne ratez pas non plus notre blog de la présidentielle.

Dimanche 15 avril, J-7
Une semaine pile avant le premier tour, Nicolas Sarkozy recueille 30% des intentions de vote (+ 2 points), Ségolène Royal 26 % (+2,5 points), tandis que François Bayrou obtient 17% (- 3 points) et Jean-Marie Le Pen arrive en 4ème position avec 12% (- 1 point), selon un sondage TNS-Sofres pour RTL, Le Figaro et LCI rendu public dimanche.

De l’art de réintroduire le thème de l’immigration dans une histoire de meurtre… «Nicolas Sarkozy porte une part de responsabilité dans la mort de cette malheureuse (Sophie Gravaud, morte à Nantes cette semaine, ndlr)», a dit Bruno Gollnisch. Explication du numéro 2 du Front national: le suspect arrêté «était sous le coup d'une mise en examen pour viol sur mineur. Ce personnage aurait dû être reconduit en Bosnie à coup de pied aux fesses (...),. Mais cela, ce n'était pas possible à cause de la politique de Sarkozy et notamment (...) de l'abolition de la double peine».

Samedi 14 avril, J-8

Contradictoires sondages du jour: selon l'Ifop pour le JDD (réalisé le 12-13 avril), le candidat de l'UMP perd un point (28,5%) par rapport au sondage mené les 5 et 6 avril tandis que sa rivale socialiste en gagne deux (24%). Le candidat de l'UDF perd un point (18%), ainsi que Jean-Marie le Pen (13%). Selon le CSA pour Le Parisien, Sarkozy et Royal baissent, Bayrou grimpe, Le Pen se stabilise.

Le quotidien francophone belge Le Soir a pris position samedi contre Nicolas Sarkozy : «On ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux», écrit dans son éditorial le quotidien. Ce qui ne passe pas chez les Belges : «Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l'humanisme», ainsi que «ses propos sur l'Allemagne, prédisposée à s'abandonner au nazisme» qui ont «écoeuré» Joëlle Meskens, l’auteure de l’éditorial et correspondante du Soir en France.


Vendredi 13 avril, J-9

Echo sympathique d’un membre de l’équipe de Nicolas Sarkozy au sujet de son champion, dans «Le Monde»: «J’ai toujours peur du mot de trop. C’est de l’impro en continu. Tout est fragile. Je compte les jours. Le mieux serait qu’il soit aphone pendant dix jours.»

Et si Ségolène Royal n’était pas au deuxième tour? C’est la conclusion d’une étude des renseignements généraux, citée par le site du «Nouvel Obs». Les résultats: Nicolas Sarkozy en tête devant Jean-Marie Le Pen et François Bayrou au coude à coude. Les RG ont démenti. «Depuis le 15 juillet 2004, nous n'avons plus le droit de nous livrer à des prévisions électorales.»

En attendant, la candidate PS lance une grande opération de mobilisation sur l'Internet
intitulée «les 10 jours de la victoire». Le site «Désirs d'avenir» demande aux militants d'aller à la rencontre des citoyens et d'organiser ou de participer à «5.000 événements du changement», du concert à la distribution de tracts, avant le premier tour. Parmi les événements annoncés, un «Ségotour» dimanche matin autour du bassin de la Villette avec distribution de tracts, suivi d'un pique-nique.

Pour Nicolas Baverez (qui va voter pour Nicolas Sarkozy), ce n’est plus une élection, c’est un référendum pour ou contre le candidat UMP. Cela s’appelle un plébiscite.

Tout le monde a vu la vidéo où, sur le ton de la blague, Rachida Dati racontait qu’elle deviendrait «ministre de la rénovation urbaine à coup de Karcher». Depuis, la porte-parole de Nicolas Sarkozy avait été très discrète. Le Bondyblog a recueilli ses explications. «C’était de l’humour au 4e degré…»

Les maires parrains de Le Pen dans les Ardennes ont reçu de biens étranges courriers. Menaces et poudre blanche «totalement inoffensive». «J'ai reçu ce courrier samedi à mon domicile. Comme j'avais été averti par un de mes collègues (qui avait aussi parrainé Le Pen, ndlr), je ne l'ai pas ouvert», raconte Hervé Lahotte, maire de Senuc. «Mais c'était transparent, donc j'ai vu de la poudre à l'intérieur et le texte était très simple: Fasciste, ordure, fumier, crève avec la poudre contenue dans cette enveloppe.»

Non, non, Non, Olivier Besancenot ne sera pas ministre. «On ne va pas m'acheter avec une circonscription électorale, avec un strapontin ministériel. Je suis quelqu'un de libre.» Cela tombe bien, pour l’instant, personne ne lui a proposé.

Nicolas Sarkozy drague à gauche. «Les valeurs que la gauche a trahies, eh bien moi je veux les remettre au coeur de la vie politique française», a-t-il lâché en meeting à Toulouse. «Jaurès disait, la nation c'est le seul bien des pauvres. La gauche a abandonné la nation à l'extrême droite (...) La gauche a renié la République de Jaurès (...) La gauche, en dévalorisant le travail, a trahi Jaurès». Nicolas Sarkozy, très offensif, ne s’est pas privé de donner des leçons à son, adversaire socialiste. «Elle ignore Camus, alors je le reprends à mon compte. Elle a oublié Blum, alors j'en parle, elle ne connaît pas Jaurès, alors je le cite. C'est tellement plaisant d'aider les autres. Si elle veut citer Raymond Aron, Michelet, si elle veut citer le général de Gaulle, il n'y a aucun problème. J'adore les convertis de la dernière heure.»

Ségolène Royal pas vraiment en reste en meeting à Besançon: «Qui était au pouvoir lorsque M.Forgeard a été nommé? C'est M. Sarkozy! Qui était au pouvoir lorsque l'Etat, le gouvernement actionnaire (a autorisé Noël Forgeard) à partir avec la cassette de huit millions d'euros? C'est Sarkozy! Alors je vais vous le dire avec gravité: lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale, d'exigence de vérité, d'exigence de crédibilité car comment peut-on être crédible demain en promettant tout le contraire de ce qu'il a fait aujourd'hui»

Avant son meeting, Ségolène Royal est revenue sur les lieux de son enfance. Petit pèlerinage à Chamagne.

Chamagne_0002
envoyé par mjs54

Azouz Begag plane très haut. Venu soutenir François Bayrou à Marseille, il a prédit une «rencontre du troisième type», le 22 avril. Reste à savoir qui seront les petits hommes verts.

La campagne inspire décidément beaucoup les publicitaires. Politique fiction:


Segosarko
envoyé par papoune93


Jeudi 12 avril, J-10

On a enfin trouvé le candidat idéal. Merci Les Guignols.

Trop de rumeurs tuent la rumeur. Depuis quelques jours circule un mail alarmiste: un sondage secret du Cevipof donnerait Le Pen en tête au premier tour devant Sarkozy. Consigne logique. Il faut voter utile. Un mail pas du tout du goût de Pascal Perrineau, directeur du Cevipof qui dément vigoureusement.

Plus fort que le téléthon, l'UMP organise les
«72 heures pour gagner», les 19, 20 et 21 avril. Cette opération «consistera à aller au contact des Français pour les convaincre» de voter pour le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, «juste avant le premier tour», a expliqué Rachida Dati, porte-parole du candidat UMP. On avait pourtant l’impression que c’était justement ce que faisaient les militants UMP depuis trois mois!

Même thématique pour le PS qui lance la mobilisation «10 jours pour la victoire». Ce n’est plus une campagne politique mais des opérations de marketing de supermarché.

Nicolas Sarkozy a l’habitude de dire que la presse est contre lui. Pas «The Economist» qui voit en lui «une chance pour la France». «Il est toutefois le seul candidat suffisamment courageux pour prôner la rupture avec son passé dont la France a besoin après tant de mornes années.»

Ségolène Royal s’attaque à la loi DADVsI qui «prend le contre-pied d’une pratique massive au lieu de l’organiser intelligemment et équitablement.» Pour la remplacer, la candidate s’engage à lancer «une consultation pour arriver à une nouvelle loi.»

Sarkozy gagnant chez les bookmakers. La plus-value réalisée pour une victoire de Nicolas Sarkozy se situe entre 33 et 40 %. Ladbrokes offre en effet la cote de un pour trois (un euro de gain pour trois euros misés), alors que deux autres bookmakers, Victor Chandler et Paddy Power, sont plus généreux en proposant deux pour cinq.C’est beaucoup moins que quelques livres placées sur Ségolène Royal (trois contre un), François Bayrou (six contre un) et la grosse cote Jean-Marie Le Pen (trente-trois contre un) chez Ladbrokes.

Des acquittés d'Outreau s'invitent dans la campagne. Trois d‘entre eux ont demandé aux candidats à l'élection présidentielle de relancer le débat sur une réforme profonde de la justice proposée après ce fiasco judiciaire. «La justice est malade, il faut la soigner. Je suis là pour demander aux candidats qu'on parle d'une réforme de la justice», a expliqué Alain Marécaux, huissier de justice.

José Bové énerve les voynetistes, en premier lieu le blogueur et militant Adrien Saumier. «Soudain, aujourd'hui, Nicolas Hulot devient fréquentable et José Bové se prend déjà pour le président de la république, dans une conception toute bonapartiste du pouvoir: «C'est comme cela que les choses se passent. On téléphone au Premier ministre, on lui dit: est-ce que tu veux être Premier ministre? Il vous répond oui, il vous répond non».

Jean-Marie Le Pen
attaque à tout va dans une interview au «Figaro»: «Mes concurrents sont les piliers de la France décadente. M. Bayrou n’est pas le chevalier blanc. Il est l’homme qui parle à l’oreille des chevaux, mais moi, je suis celui qui parle à l’oreille des électeurs.» Jean-Marie Le Pen évoque également un possible rapprochement avec Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy justement est interviewé dans «Libération» où il s’interroge: «Quand je dis: «Je veux convaincre les ouvriers de voter pour moi», personne ne m’attaque. Quand on dit: «Attention! Il veut récupérer l’électeur du Front national», alors là, on tremble! Au nom de quoi récupérer les électeurs du FN, c’est mal?»

José Bové se lance dans le marketing viral, avec une série de cartes postales à envoyer par mail. Un seul mot d’ordre: «le vote utile ce n’est pas se taire, c’est exprimer ses convictions au premier tour.»

François Hollande est «à cran», selon «Le Parisien». Après une violente sortie contre Julien Dray mardi soir, le premier secrétaire du PS s’en est pris à Jean-Pierre Chevènement mercredi: «Il ne faudrait pas qu’il se colle à elle et que cela devienne le meeting de Chevènement. Il occupe beaucoup trop d’espace!(…) Il ringardise sa campagne et fait fuir les bobos.» A qui le tour?

Retour de Spartacus dans les pages Débats du «Figaro», ce groupe de personnalités socialistes soutient toujours François Bayrou, «un espoir pour des millions de Français qui veulent croire à cette chance unique de proposer un travail en commun à des hommes et des femmes venus d’horizons différents mais unis par le seul idéal du bien public.»

Le showbiz, c’est un métier. Olivier Besancenot s’était essayé au slam sur le dernier album de Joey Starr. Des amis en ont fait un clip. Titre choc: «La police nous protège, mais qui nous protège de la police».

Le débat présidentiel n’exalte pas les intellectuels. «Y a-t-il un gène de la démagogie?» se demande Thierry Pech, secrétaire général de «la République des Idées» sur son blog. «Car, dans la dernière ligne droite, on ne recule devant rien, tout est permis. Y compris d’immoler la science et les preuves sur l’autel de l’opinion. Y compris d’aller taquiner les spectres à peine endormis d’une droite abrutie de passions sécuritaires.»


Mercredi 11 avril, J-11

Après un bon couscous, mardi soir, avec son «vieil ami Mohammed A.» Franz-Olivier Giesbert revient sur les propos de Jean-Marie Le Pen, et s’attaque à la lépénisation des esprits. «Ce n’est pas Nicolas Sarkozy que je défends (ce que je pourrais faire, après tout, comme j’ai pu déjà défendre ici François Bayrou ou Ségolène Royal) ; non, c’est juste, excusez du peu, les principes de liberté, d’égalité et de fraternité.»

Azouz Begag ne parle pas à la presse depuis qu’il a quitté le gouvernement. «Le Parisien» le voyait au ski, mais le Bondy Blog a réussi a obtenir quelques confidences de l’ex-ministre, qui ne mâche toujours pas ses mots: «je suis devenu un homme infréquentable dans le Sarko-système. J'ai été placé sous l'étouffoir pendant dix-huit mois.» Azouz Begag garde un souvenir cuisant des «mots de Brice Hortefeux, le bras droit de Nicolas Sarkozy. «Allez, fissa, sors de là, dégage d’ici! Je te dis dégage!».»

Olivier Besancenot revient à sa façon sur la polémique sur le déterminisme génétique. «Seul le capitalisme est génétiquement programmé.» Olivier Besancenot est un peu énervé: «ça me débecte», lâche-t-il au sujet des indemnités de Noël Forgeard. Les informations parues dans le «Canard» ne l’apaisent pas: «Voilà que le Canard explique comment Sarkozy prétend protéger son prédécesseur putatif Chirac et épargner ainsi à son «parrain» la taule. Décidément les «racailles» ne sont pas forcément là où on le dit.»

Nicolas Sarkozy imagine l’école de la France d’après: «Vos enfants fréquenteront une école plus autonome, sans portable, sans casquette, sans cigarettes, sans violence, où l’on se lève quand le professeur entre dans la classe.» En revanche, il ne fait pas mention du port de la blouse ni du retour aux châtiments corporels.

Il y aura-t-il un débat avant le premier tour? Le politologue Thierry Vedel en doute mais il synthétise tous les débats sur le débat.

Ariane Mnouchkine ouvre un blog pour soutenir Ségolène Royal: «Cette femme, eh oui, cette femme porte nos couleurs, elle les porte vaillamment, courageusement, noblement. Et quand je dis couleurs, je ne parle pas des seules trois couleurs de notre drapeau.»

Première édition hier des concerts du changement, organisés par les jeunes socialistes. Prochaine date jeudi à St-Etienne, avec un débat-concert à 18H30 à la Clef d’voute avec Razzye Hammadi suivi du groupe Full Faya.

Reprise des hostilités entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Revenant sur la polémique sur le déterminisme génétique, la candidate socialiste a jugé «très dangereuses» les déclarations de Nicolas Sarkozy. «Une nouvelle fois, elles sont révélatrices de la brutalité, de la façon de faire et de penser de Nicolas Sarkozy.»

Polémique toujours, François Hollande est, pour une fois, d’accord avec sa compagne, et ne croit pas non plus au déterminisme. En meeting, il lâche un scoop, il n’y a pas non plus de gène pour être président: «jamais nous ne pouvons laisser penser qu'il y aurait une destinée génétique qui condamnerait les uns à la déviance avant même qu'ils ne soient nés, et d'autres, par destin sans doute, pourraient être plus riches et plus puissants que les autres, voire même capables d'être président de la République.» la vidéo est longue, mais le meeting est chaud.

Jean-Marie Le Pen en remet une couche dans les accusations sous la ceinture. Deux jours après avoir qualifié Nicolas Sarkozy de «candidat venant de l'immigration», il a expliqué qu'il valait mieux être «Français de souche» pour présider la France.


Nouveau scoop du «Canard enchaîné», Nicolas Sarkozy s’est fait refourgué un slogan usagé. «Ensemble tout devient possible» est utilisé depuis 1992 par la Société générale marocaine de banques. Ironie de l’histoire, le patron de l’agence de pub qui a trouvé ce slogan est Jean-Michel Goudard, un publicitaire attitré de Sarkozy.

La vidéo n’est pas toute neuve, mais très rafraîchissante. Go go Sarko (en trois mots, bien sûr), le candidat qui fait du vélo

Go-Go Sarko
envoyé par sarkozyfr

Mardi 10 avril, J-12

Faites une croix sur certains candidats. L'Association pour la Fondation de Service Politique, une ONG chrétienne, a annoncé l'envoi de 1,6 million de tracts pour rappeler aux électeurs «les valeurs qui ne se discutent pas». Le document, qui n'appelle à voter pour aucun candidat, énumère notamment: «la famille, la liberté d'éducation, la paix en général et en Europe en particulier par le respect des racines chrétiennes» du continent, un «Etat fort au service de l'intérêt général», le partage d'une culture commune et la recherche du travail plutôt que l' «encouragement à l'assistanat».

Les fins de règne lui réussissent. L’action de Jacques Chirac est approuvée par 51% des personnes interrogées, selon un sondage Ifop pour «Paris-Match». Une progression de quatre points en un mois.

Sa bonne bouille passe comme une lettre à la poste. Le facteur Besancenot se voit apprécier, lui, par 62% des Français. Soit un bond de 11 points.

L’ex-candidat Rachid Nekkaz refait parler de lui. Le président du club «Allez France» a indiqué avoir écrit à François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, pour leur proposer de les soutenir s'ils approuvaient trois de ses propositions: «anonymat des parrainages», «inscription automatique de tous les citoyens français sur les listes électorales» et «un gouvernement d'union nationale». N'ayant pas reçu de réponse favorable, il a choisi de ne soutenir personne.

L'association féministe La Meute pas contente. Elle dénonce les visuels d'une marque de sous-vêtements qui exhibe de belles blondes en soutien-gorge ici et en les associant à des slogans du processus électoral. Florence Montreynaud, présidente de la Meute, juge ces slogans «répugnants et honteux». La marque, contactée par 20minutes.fr, rappelle que la campagne s’est achevée le 4 avril.

Le choix de Ségolène Royal comme candidate est «une énorme connerie» selon Bernard Tapie, toujours aussi élégant, dans «Le Parisien». «A l'époque, j'ai pensé qu'ils faisaient une connerie. Mais je n'ai rien dit. J'ai attendu de voir comment la campagne allait se dérouler. Eh bien, après trois mois de débats, d'émissions télé, d'échanges d'arguments, je suis encore plus sûr aujourd'hui. Je ne dis plus: c'est une connerie. Je dis: c'est une énorme connerie».

«Tout bien pesé», Bernard-Henri Lévy votera Royal. «Sur le Darfour, sur la Tchétchénie, sur l'Europe, sur la fracture sociale, je pense qu'elle a les positions les plus raisonnables et celles qui me semblent aller dans le meilleur sens, et c'est pour cela que je voterai pour elle.» Le philosophe lâche aussi un conseil à la candidate toute en nuance. Si Ségolène Royal annonçait que Dominique Strauss-Kahn, le candidat préféré de BHL, pouvait devenir son Premier ministre en cas de victoire, «les fameux sondages connaîtraient un frémissement tout à fait spectaculaire». Rien que ça!


BHL toujours. Le grand penseur explique que la France est le pays d’Astérix dans un reportage de CNN qui décortique le style Royal.


Daniel Schneidermann fait le point sur la rumeur et annonce la couleur: «Donc voilà. Vous avez à la fois le contenu des rumeurs, et quelques moyens de vous en défendre. Maintenant, c’est aux médias de jouer. Aux vrais. Ceux qui enquêtent. Ceux qui téléphonent, recoupent, et racontent. On va voir ce qu’on va voir.»

Qui porte la candidature altermondialiste et antilibérale? Vous pensez à José Bové? Et non, perdu, c’est Dominique Voynet, selon Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts.

Dans la série élevons le débat, Olivier Besancenot fait dans l’attaque ad hominem sur son blog: «Sarkozy, c’est vraiment un grand malade.» Analyse un peu plus fouillée sur Ségolène Royal: «Au lieu de répondre à l’urgence sociale, de parler aux jeunes, aux salariés, aux chômeurs qui veulent qu’on se place résolument de leur côté, elle court après Sarkozy qui court après le Pen.»

Déçu par Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Romero, président du parti «Aujourd'hui Autrement» associé à l'UMP, a choisi d'apporter son soutien pour l'élection présidentielle à l'UDF François Bayrou «le seul candidat à porter une vision humaniste, tolérante et nouvelle de notre pays».


Le collectif «La France qui se lève tôt» réveille ses voisins. Une vingtaine de jeunes gens ont sillonné à l'aube des rues du XVIIe arrondissement de Paris, en faisant le plus de bruit possible, pour «réveiller un pays qui se dirige, lentement mais sûrement, vers cinq ans de sarkozysme». Tapant sur des moules à tarte ou des tam-tam, soufflant dans des sifflets ou des cotillons, criant «Debout, il faut aller travailler !" ou "Il n'est pas trop tard, il est trop tôt !», ils ont, sous le regard étonné des rares passants, lentement remonté plusieurs rues du quartier, suivis au ralenti par deux voitures banalisées des renseignements généraux.

Lundi 9 avril, J-13


Picasso est l'artiste qui inspire le plus Nicolas Sarkozy pour «sa puissance, sa vitalité, son côté hors normes, sa capacité à renouveler son art et à exprimer une époque tout en l'inspirant». C’est ce qu’a confié le candidat de l'UMP dans le numéro d'avril d'Arts Magazine. Reste à Nicolas Sarkozy à prendre sa carte au PCF pour ressembler pleinement à son modèle ibérique.

Les spots de campagne sont lancés ainsi que la stricte égalité des temps de parole. Mais comment font-ils à l’étranger, sans le CSA ?

Gérard Schivardi l’a pris pour lui. Le candidat soutenu par le PT s’est «senti visé» par les propos de Jean-Marie Le Pen qualifiant Nicolas Sarkozy de candidat «qui vient de l'immigration». «Je suis petit-fils d'immigré italien, ça fait mal quelque part», a-t-il affirmé sur Europe 1.

Les candidats ont-ils des guides spirituels ? Pour Philippe de Villiers, c’est Soljenitsyne. François Bayrou, lui, en a plein : Henri IV, De Gaulle, Charles Péguy et pourquoi pas aussi Gandhi. Quant à Frédéric Nihous, il est moins abstrait. Son héros, c’est tout simplement son «prof d’histoire de terminale».



Mauvaise conscience ou bise empoisonnée ? Après avoir rappelé, non sans mépris, les origines hongroises de Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen lui jette des fleurs lundi dans une interview à «Ouest-France». Pour lui, le candidat UMP est un homme «avec qui on peut parler». Nicolas Sarkozy est, décrit-il, «un type assez opportuniste, réaliste, très ambitieux. C'est un homme avec qui on peut parler, de même qu'on peut parler avec Bayrou».

José Bové au régime «No logo». Pour son clip de campagne, il a reçu l’interdiction formelle d’utiliser des images portant atteinte à l'ordre public «comme l'arrachage des plants de maïs transgénique, le démontage du McDo ou une photo de lui, menotté», explique Virginie Linhart, auteur de plusieurs documentaires sur la gauche.

A défaut des symboles ostentatoires de tout bon candidat altermondialiste, José Bové dégaine Karl Zéro.


Qu’ils l’apprécient ou pas, 59% des Français pensent que c’est Nicolas Sarkozy qui remportera l’élection présidentielle. Seuls 18% misent sur sa rivale socialiste.


Ségolène Royal a-t-elle un ton trop professoral ? C’est en tous les cas ce que semble penser Jean-Pierre Elkabbach, président d’Europe 1 dans cette vidéo.
Le candidat qui «vient de l'immigration» contre «le candidat du terroir» et Gérard Schivardi sûr de perdre, c'est dans le journal de la présidentielle de la semaine dernière
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr