Schivardi vote blanc au second tour

PRESIDENTIELLE Le candidat soutenu par le Parti des travailleurs ne donne pas de consigne de vote...

avec AFP

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Gérard Schivardi, candidat "sans parti" mais bénéficiant du soutien sans faille du Parti des Travailleurs (PT, extrême-gauche), suscite polémiques et interrogations, à un peu plus de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle.

Gérard Schivardi, candidat "sans parti" mais bénéficiant du soutien sans faille du Parti des Travailleurs (PT, extrême-gauche), suscite polémiques et interrogations, à un peu plus de trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle. — Jack Guez AFP/Archives

Gérard Schivardi, le candidat à l'Elysée soutenu par le Parti des travailleurs (extrême gauche), a annoncé dimanche sur Canal+ qu'il ne donnerait pas de consigne de vote au second tour de la présidentielle et glisserait lui-même un bulletin blanc dans l'urne.

Comme on lui demandait s'il choisirait la socialiste Ségolène Royal, le maire de Mailhac (Aude) a répondu: «je ne voterai jamais pour des gens qui ont pu mettre la France et l'Europe à genoux».

L'UDF François Bayrou? «C'est un partisan de l'Europe des fonds de pension», s'est-il exclamé.

Après avoir voulu se présenter comme «candidat des maires», il avait dû se résigner à devenir «candidat DE maires», sur décisions de la justice saisie par l'Association des maires de France et aussi, concernant son affiche officielle, de la commission de contrôle de la campagne.

Des décisions qui l'ont obligé à mettre au pilon les affiches et professions de foi déjà imprimées. Soit un coût de 320.000 euros.

L'appel à dons lancé par pétition a cependant bien marché, a indiqué Schivardi. «Les Français sont généreux. Nous aurons l'argent», a-t-il affirmé, déclarant avoir presque atteint 200.000 euros de dons.

Il a réaffirmé que cette péripétie judiciaire était due à «un complot fomenté par le PS et l'UMP» contre sa candidature.

Comme on lui demandait s'il était trotskiste (composante importante du Parti des Travailleurs), il a répondu par la négative: «je suis socialiste. Mais un vrai socialiste».

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