L'identité nationale agite les candidats

PRESIDENTIELLE De gauche à droite, ils ont tous donné leur position sur le thème...

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Le débat sur l'"identité nationale", thème que se disputent Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, continuait dimanche de rythmer la campagne présidentielle.

Le débat sur l'"identité nationale", thème que se disputent Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, continuait dimanche de rythmer la campagne présidentielle. — Denis Charlet AFP

Le débat sur l'«identité nationale», thème que se disputent Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, continuait dimanche de rythmer la campagne présidentielle.

A Lille, Ségolène Royal a affirmé que l'identité nationale consistait à «faire en sorte que la République tienne sa promesse». «Quand on interroge les Français sur les symboles les plus forts de l'identité nationale, ils répondent “la solidarité”, et ils répondent “le drapeau”. Donc à la fois un symbole, et une vision de la société qui fait qu'on refuse le chacun pour soi, la guerre du tous contre tous, ou la débrouillardise individuelle», a déclaré à la presse la candidate socialiste à l'élection présidentielle après son discours au congrès du syndicat étudiant Unef.

«L'identité nationale, c'est d'abord une nation qui donne à chacun le droit de vivre cette identité nationale, c'est-à-dire celle qui consiste à ne pas demander d'où on vient mais ce que l'on veut vivre ensemble», a-t-elle précisé.

Sarkozy se moque des socialistes

Une appropriation du discours de Nicolas Sarkozy et de l’extrême droite qui ne plait pas à tout le monde. Nombreux sont ceux qui ont critiqué, ce week-end, le fait que la candidate socialiste s’aventure sur ce terrain.

En réponse, le candidat de l’UMP a ironisé, dimanche, sur les déclarations de Ségolène Royal sur La Marseillaise et le drapeau français. Se plaisant à demander au parti de la candidate «d'arrêter avec la repentance».

Bayrou critique l’UMP et le PS

De son côté, François Bayrou, invité du Forum radio J, a renvoyé dos-à-dos les deux principaux candidats de la campagne. Il a acusé Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal de s’être lancés «dans une course poursuite à toujours plus de question d'identité nationale», estimant que «la nation» n'était «pas un problème» mais «avait des problèmes».

Le Pen fier du succès de ses idées

Jean-Marie Le Pen a quant à lui dénoncé «l'hypocrisie électorale» de ses concurrents évoquant des thèmes qu'il estime être les siens. «Un passeport ou une carte d'identité n'ont jamais fait une nationalité, et un drapeau n'a jamais fait un patriote», a-t-il déclaré à la presse, avant une réunion publique à Toulouse. «Le patriotisme, ça se prouve par des actes», a-t-il ajouté se félicitant d'assister «à cette démarche qui consiste à dire que Le Pen avait raison».

L’extrême gauche choquée

Pour sa part, le candidat de la LCR à la présidentielle Olivier Besancenot a appelé sur Canal+ «l'ensemble de la gauche à retrouver la raison», critiquant les propositions de Ségolène. «Ca me choque et ça me fait flipper. Il y a ça (la Marseillaise, ndlr), plus l'identité nationale, plus les drapeaux (...) ça crée un petit climat. Ce n'est pas une question de tabou, a-t-il poursuivi, mais on a Nicolas Sarkozy qui court après Le Pen. Si la gauche court après Nicolas Sarkozy, je vous laisse deviner qui va tirer les marrons du feu. Ce sera probablement Jean-Marie Le Pen».

Enfin, Arlette Laguiller a jugé sur Canal+ que «le nationalisme était un poison qui conduit toujours à des affrontements et à des guerres terribles. La Marseillaise a été un chant révolutionnaire pendant la révolution française, mais après cela a été le chant qui a accompagné toutes les guerres coloniales, qui a accompagné le massacre des Communards, lors de la Commune de Paris», a ajouté la candidate de Lutte ouvrière en soulignant que «son chant c'était L'Internationale».

C. L. Avec AFP

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