Jouyet-Fillon: «Sarkozy est abasourdi», selon son porte-parole Gérald Darmanin

POLITIQUE Alors que François Fillon a accusé dimanche soir Jean-Pierre Jouyet de «mensonge», le porte-parole de Nicolas Sarkozy assure que l’ex-Président est «abasourdi» et demande la démission du secrétaire général de l'Elysée... 

A.L.

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Gérarld Darmanin, le porte-parole de Nicolas Sarkozy lundi 10 novembre 2014 sur RTL

Gérarld Darmanin, le porte-parole de Nicolas Sarkozy lundi 10 novembre 2014 sur RTL — RTL

Par la voix de son porte-parole, Nicolas Sarkozy a fini par réagir à la polémique qui a fait rage tout ce week-end après les révélations du Monde sur une conversation entre son rival François Fillon et Jean-Pierre Jouyet.

François Fillon a assuré dimanche soir sur le plateau du 20h de TF1 qu'il n'avait jamais demandé l’accélération de procédures contre Nicolas Sarkozy, comme l’affirme Jean-Pierre Jouyet. Le secrétaire général de l’Elysée a finalement admis jeudi avoir rencontré François Fillon et discuté de ces affaires et notamment des pénalités payées par l'UMP à la place de Nicolas Sarkozy, comme révélé par deux journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérald Davet.

«Nous croyons François Fillon»

Invité sur RTL ce lundi matin, le porte-parole de Nicolas Sarkozy Gérald Darmanin assure que l’ex-Président est «abasourdi», et aurait parlé à François Fillon par téléphone. «Je crois François Fillon», a insisté le porte-parole, estimant que celui-ci peut rester à la présidence provisoire de l'UMP jusqu'à l'élection du 29 novembre prochain. 

C'est la démission de Jean-Pierre Jouyet que réclame Gérald Darmanin. «Jean-Pierre Jouyet est confondu de manipulation et de mensonge, il doit quitter son poste», a demandé le porte-parole de Nicolas Sarkozy. «C'est lui qui commet des imprudences, des manipulations voire des mensonges. Il donne des secrets d'État à des journalistes, il est enregistré», accuse Gérald Darmanin.

Une allusion à François Hollande 

A propos des enregistrements, dont François Fillon a demandé dimanche soir à ce qu'ils soient rendus public, Gérald Darmanin a fait allusion à une «quatrième personne» qui pourrait être François Hollande. «Il faudrait entendre les enregistrements. Pourquoi ne les diffuse-t-on pas? Y a-t-il une quatrième personne qui a pris part à cette discussion?», s'est interrogé le porte-parole.