Ses moustaches et sa pipe sont devenues le logo de l’altermondialisme gaulois. Ancien porte-parole de la Confédération paysanne, Joseph Bové, dit «José», s'engage sur les sentiers de la contestation dès 1972 comme objecteur de conscience. Deux ans plus tard, il s'installe sur le Larzac pour lutter contre l'extension du camp militaire. Il y restera, se lançant dans l'élevage de brebis.
C’est en 1987, alors qu’il se déclare volontiers «anarcho-syndicaliste» qu’il fonde la Confédération paysanne et s'engage contre le «productivisme agricole à outrance» et la «logique libérale» du processus de mondialisation.
Le McDonald’s de Millau le rend célèbre. Le 12 août 1999, il démonte le chantier du restaurant, symbole de la «malbouffe», pour s'opposer aux sanctions douanières imposées par les Etats-Unis contre des produits européens. Condamné pour cette affaire, il effectue trois mois de prison en 2002. Une occasion de faire un coup d’éclat devant les caméras: José Bové
se rend alors au volant de son tracteur jusqu'à la prison où il doit purger sa peine.
Après les manifestations contre le sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle en 1999, il acquiert une notoriété internationale. Et s’affiche avec les paysans tiers-mondistes de Via Campesina ou les zapatistes du sous-commandant Marcos au Chiapas (Mexique). En 2002, il rencontre Yasser Arafat, dans son QG assiégé de Ramallah. Mais à son retour,
ses propos sur les actes antisémites en France créent la polémique et ternissent quelque peu son image.
José Bové reste la figure incontournable de tous les forums sociaux, de Porto Alegre à Saint-Denis. En 2003, il est l’hôte d’un
important rassemblement altermondialiste qui réunit 200.000 personnes sur le causse du Larzac.
Fort de la victoire du «non» contre le traité constitutionnel européen, il se dit, en janvier 2006, «prêt à participer» à la présidentielle. Puis se retire de la course fin novembre avant de
se relancer en janvier, soutenu par une pétition sur l’Internet. Et avec un léger «picotement dans le ventre». Mais il peine à sortir de ses combats contre les OGM et à se poser comme le candidat incontournable de la gauche antilibérale.
Et selon vous, quels sont les points forts et les points faibles de José Bové?
Alexandre Sulzer
Parti: Antilibéral, sans étiquette partisane
Age: 54 ans
Né le: 11 juin 1953 à Talence (Gironde)
Etat civil: Séparé, il a deux enfants
CV: Eleveur de moutons dans le Larzac
Site web: http://www.josebove2007.org/spip/
La phrase qui tue: «Ce n’est pas en déambulant et en tapant sur le cul des vaches qu’on défend l’agriculture !»
Son plus dans la campagne: Ses grosses moustaches
Son moins dans la campagne: Un casier judiciaire rempli et une personnalité volubile qui peut énerver
Sa cote à J-30: 2%