Tous les candidats ont en mémoire le score inattendu (4,23%) obtenu par Jean Saint-Josse, le président de Chasse, pêche, nature, tradition (CPNT), au premier tour de l'élection présidentielle de 2002. Un héritage lourd à porter pour son successeur.
Désigné candidat du parti en septembre dernier, ce juriste de formation peine à imposer son nom et son programme, loin du truculent Jean Saint-Josse. Il souffre par ailleurs de la concurrence des autres candidats, qui surfent sur la vague des chasseurs en espérant recueillir une part du gâteau. Face à la puissante Fédération nationale des chasseurs, qui a invité en février dernier l’ensemble des candidats à la présidentielle, le CPNT, laminé par les élections régionales et européennes de 2004, fait ainsi grise mine.
Mais Frédéric Nihous ne se décourage pas. Il le maintient : son objectif est de battre les Verts et de devenir l’interlocuteur incontournable sur les questions rurales. «Les autres candidats se réveillent, par opportunisme, espérant gagner les voix des chasseurs de 2002. Mais moi, je suis le seul candidat à avoir mon permis de chasse. Les chasseurs préféreront l'original aux copies», déclarait-il à «20 Minutes» le 23 février.
Hérault de la ruralité, le candidat réclame un «moratoire» sur les fermetures de services publics dans les campagnes. «Je n'accepte pas d'avoir 20 kilomètres à faire pour trouver un bureau de poste», répète-t-il. Il appelle à une «fiscalité attrayante» pour les entreprises s'installant dans ces zones et à la «défense des marchés traditionnels».
Son programme «refuse notamment l'Europe fédérale et libérale», et dénonce «l'intégrisme écologiste», au profit d'une écologie «incitative et d'équilibre». Mais il est surtout précis sur la chasse et la pêche, prônant notamment le retour aux dates de chasse traditionnelles pour les oiseaux migrateurs, la réduction du prix de permis de chasser, ou un moratoire sur l'interdiction du plomb dans les cartouches.
Selon vous, quels sont les points forts et les points faibles du candidat ?