Le candidat FN Fabien Engelmann à Hayange, en Moselle, le 18 janvier 2014.
Le candidat FN Fabien Engelmann à Hayange, en Moselle, le 18 janvier 2014. - DUCLOUX/SIPA

La première adjointe au maire FN d'Hayange (Moselle) a été officiellement démise de ses fonctions lors d'un conseil municipal houleux mercredi soir, sur fond d'accusations d'irrégularité des comptes de campagne du maire Fabien Engelmann.

La décision d'exclure Marie Da Silva a été approuvée, par un vote à bulletin secret, par 21 voix contre elle, 1 voix pour et 1 vote blanc, devant quelque 200 personnes, dont de nombreux journalistes.



3.000 euros de frais de campagne en cause

Les relations entre le maire, élu en mars, et sa première adjointe se sont tendues récemment. Marie Da Silva a porté plainte, mardi, pour «abus de confiance, abus de biens sociaux et harcèlement» contre Fabien Engelmann, lui reprochant des irrégularités dans ses comptes de campagne lors des dernières élections municipales.

Factures à l'appui, elle a affirmé avoir avancé quelque 3.000 euros de frais de campagne, dont 1.575 euros pour des tracts électoraux, et que ces sommes n'auraient été que partiellement remboursées, sans être déclarées dans les comptes officiels du candidat.

«Je n'ai pas fini mon bras de fer avec le maire»

Mercredi soir, à l'issue du vote contre Marie Da Silva, le maire s'est félicité d'«un résultat sans appel». Les dix élus de l'opposition, qui n'ont pas pris part au vote, ont quitté la salle du conseil, dénonçant une «mascarade», certains appelant Fabien Engelmann à démissionner.

«Je n'ai pas fini mon bras de fer avec le maire», a déclaré Marie Da Silva à la presse à l'issue du conseil, exprimant son intention de contester le retrait de ses délégations devant la justice administrative.

«Laissons statuer la commission des comptes de campagne», avait réagi Fabien Engelmann avant le conseil, se disant «serein». «J'ai toutes les factures, la photocopie des chèques. Tout a été envoyé à la commission des comptes de campagne». Mardi la présidente du Front national, Marine Le Pen, avait considéré cette polémique comme une simple «affaire de Clochemerle», dans laquelle elle avait «tendance à croire le maire».

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