Le président du groupe EELV au Sénat, Jean-Vincent Placé, lors du conseil fédéral du parti à Paris le 5 avril 2014
Le président du groupe EELV au Sénat, Jean-Vincent Placé, lors du conseil fédéral du parti à Paris le 5 avril 2014 - Alain Jocard AFP

Un «oubli» bien malheureux. Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé a oublié de déclarer une société de conseils à la Haute Autorité de transparence de la vie publique, rapporte Le Point ce mercredi.

Le site de l’hebdomadaire indique en effet que dans sa déclaration d’intérêts et d’activité, l’élu vert a laissé vierge la case «participations financières indirectes dans le capital d’une société», signifiant qu’il n’est lié de près ou de loin à aucune entreprise. Mais Le Point dit avoir identifié une société de conseil, une SARL créée en 1996 avec Antoine Casini, un autre élu, et baptisée Norcomm, lui appartenant.

L’élu, interrogé sur cette omission, a indiqué avoir «oublié» l’existence de cette société, qui n’aurait eu «aucune activité» et «aucun client». Il ajoute qu’il va au plus vite la liquider. «Je pense qu’il vaut mieux dissoudre ce truc qui n’a pas eu d’activité en dix-sept ans…» Pourtant, selon les documents publiés par Le Point, la société a, en 2000, généré un chiffre d’affaires de 120.000 euros.

Une «procédure judiciaire engagée»

La réponse du sénateur ne s’est pas fait attendre. Sur son compte Twitter, Jean-Vincent Placé a expliqué sa façon de penser, expliquant qu’il considère que cet article est «diffamatoire», que les 120.000 évoqués par l’hebdomadaire ont tout bonnement été «inventés». Un procédé dont il dit commencer à «avoir l’habitude».

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