Le Sénat veut inscrire spiritueux, bières et cidres au «patrimoine de la France»

GASTRONOMIE Après une bataille sur la spécificité culturelle du vin...

20 Minutes avec AFP

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Le 26 fevrier 2012. Producteur de biere dans le Vexin ayant obtenu le label - SAVEURS PARIS ILE-DE-FRANCE - au Salon de l'agriculture.  // PHOTOS : V. WARTNER/20 MINUTES

Le 26 fevrier 2012. Producteur de biere dans le Vexin ayant obtenu le label - SAVEURS PARIS ILE-DE-FRANCE - au Salon de l'agriculture. // PHOTOS : V. WARTNER/20 MINUTES — V. WARTNER / 20 MINUTES

Les producteurs de cidres, poirés, bières et autres spiritueux lèveront sans doute leur verre à cette nouvelle. Le Sénat a inscrit, vendredi, au côté du vin, les bières, cidres, poirés et spiritueux «issus des traditions locales» au «patrimoine de la France», en deuxième lecture du projet de loi sur l’agriculture, comme l’avaient fait avant eux les députés. En première lecture, les sénateurs avaient amendé le texte du gouvernement en ajoutant un article reconnaissant au vin, produit de la vigne, et aux terroirs viticoles une spécificité culturelle que n’ont pas les autres boissons alcooliques.

Ajouter les spiritueyx, bières et cidres au patrimoine culturel

Les députés avaient trouvé cet amendement insuffisant et avaient inscrits au texte les boissons spiritueuses et les bières, puis les cidres et les poirés. Toutefois la commission des affaires économiques du Sénat avait rétabli mercredi dans sa rédaction initiale l’article. En séance, les sénateurs sont revenus à la version de l’Assemblée en adoptant un amendement UMP étendant à l’ensemble de ces boissons un caractère patrimonial.

«Il s’agit de reconnaître certains produits comme faisant partie du patrimoine culturel, gastronomique et paysager de la France, comme les cidres et poirés, les boissons spiritueuses et les bières issus des traditions locales», a déclaré l’auteur de l’amendement Jean-Claude Lenoir, sénateur de l’Orne, un département producteur de cidres, de poirés et de calvados.

«Nous avons été surpris de voir que certains de nos collègues, élus de territoires viticoles, estimaient que le texte avait été surchargé, encombré par l’Assemblée nationale», a-t-il ajouté en commentant la décision de la commission. «Pourtant, le fruit que partagèrent Adam et Eve, c’est la pomme!», s’est-il exclamé. «Je pense, pour ma part, qu’à partir du moment où l’Assemblée nationale a fait ce choix, ce serait donner un signe très négatif que d’y revenir», a estimé le rapporteur Didier Guillaume (PS). «On ne peut pas faire le patrimoine à la découpe, en ajoutant qui la boisson de sa région, qui celle de son quartier…»

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