Le ministre français des Finances Michel Sapin (g) et son homologue allemand Wolfgang Schauble à une réunion de l'Eurogroupe le 19 juin 2014 au siège de l'Uion européenne au Luxembourg
Le ministre français des Finances Michel Sapin (g) et son homologue allemand Wolfgang Schauble à une réunion de l'Eurogroupe le 19 juin 2014 au siège de l'Uion européenne au Luxembourg - Georges Gobet AFP

La boutade ne fera probablement pas rire l'aile gauche du Parti socialiste. Dans une intervention aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, le ministre des Finances a lâché: «Notre amie, c'est la finance: la bonne finance», en écho à la fameuse phrase prononcée par François Hollande au Bourget: «Mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance».

«Nous avons à répondre à une très belle question: "y a-t-il une finance heureuse, au service d'investissements heureux?" Je l'exprimerai autrement et vous verrez ma part de provocation. Notre amie c'est la finance: la bonne finance», a-t-il lancé, déclenchant des rires dans la salle.

«Y a-t-il encore de la régulation à mettre en oeuvre, de la lutte contre un certain nombre d'éléments d'instabilité pour, au fond, éviter la part considérable de la mauvaise finance, notre ennemie, qui a été à l'origine en grande partie de la crise de 2008-2009?» a-t-il demandé.

«La mauvaise dépense publique est notre ennemie»

«De ce point de vue là, le chemin parcouru est considérable, il en reste encore à parcourir», a répondu le ministre. «Nous avons besoin encore de régulation financière. Pour tout ce qui est bancaire on a bien avancé, pour tout ce qui est extra-bancaire il y a encore du chemin à faire», a-t-il ajouté.

«La dépense publique n'est pas notre ennemie, mais la mauvaise dépense publique est notre ennemie», a par ailleurs affirmé le ministre.

«Nous devons lutter contre un certain nombre de dépenses de fonctionnement avec des réformes les plus profondes possibles pour pouvoir consacrer le plus possible aux bons investissements publics», a-t-il ajouté.

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