Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon devant le siège de l'UMP à Paris le 10 juin 2014.
Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon devant le siège de l'UMP à Paris le 10 juin 2014. - AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG
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Vers une sortie de crise à l'UMP? En tout cas, ce mardi soir, le parti d'opposition, toutes tendances confondues, n'avait qu'un mot à la bouche: «apaisement». Le bureau politique de la formation a voté à l'unanimité pour confier la tête de l'UMP au triumvirat formé par les trois anciens Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon jusqu’au congrès extraordinaire prévu à l'automne. Luc Chatel, lui, a été désigné secrétaire général du parti.

Ce compromis «est une solution d'équilibre», a expliqué ce dernier en sortant du siègede l’UMP, rue de Vaugirard (15e arrondissement). «Il y a eu des discussions franches, mais nous sommes là pour parler. Les statuts ont été respectés», a poursuivi l'ancien ministre, soutien de Jean-François Copé en 2012.

«Personne n'est lésé dans cette affaire»

Les pro-Sarkozy auraient pourtant aimé voir Luc Chatel prendre la direction provisoire de l'UMP en lieu et place du trio d'ex de Matignon. D'ailleurs, ce sont trois sarkozystes - Jean-Claude Gaudin, Roger Karoutchi et Marc-Philippe Daubresse - qui, une grosse quarantaine de minutes avant leurs collègues, sont sortis les premiers du bureau politique. Sans dire un mot.

«Il n'y a pas de rivalités, personne n'est lésé dans cette affaire», a assuré Eric Ciotti, proche de François Fillon, qui a défini l'UMP comme «unie, organisée et structurée, en ordre de marche pour s'occuper des questions qui préoccupent légitimement les Français». «La page de ces 15 derniers jours se tourne», a affirmé le député. Avant que Jean-Pierre Raffarin ne résume: «L’UMP est sauvée».

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