«Iconoclaste» Ségolène Royal

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Publié le 12 février 2007.

Revue de presse et de blogs après l'annonce de son programme par la candidate socialiste dimanche...

Les éditorialistes de la presse nationale saluent lundi la véritable entrée en campagne de «l'iconoclaste» Ségolène Royal, avec son discours programme de Villepinte. Un adjectif raillé par Guy Birenbaum, qui en cherche l'origine et invite les internautes à compter combien de fois ils vont l'entendre lundi. D'une manière générale, les bloggeurs sont réservés et prudents ou très critiques.

Versac, qui n'a pas regardé le meeting de la candidate, invite les internautes à réagir sur son blog. Même stratégie chez Loïck Le Meur qui évite ainsi prudemment de se prononcer sur le discours fleuve de Ségolène Royal.

Le meeting de la candidate socialiste nourrit en revanche un post moqueur de Sébastien Fontenelle qui apostrophe ceux qu'il nomme les Ségolâtres. Le peuple des connecteurs n'est pas moins tendre, affirmant que le discours de dimanche aurait très bien pu être prononcé par François Mitterrand... 30 ans plus tôt. Sous-entendu: l'innovation politique ne viendra pas de Ségolène! Bernard Sananes, qui propose un décryptage de l'actualité vue de la com', a un jugement aussi sévère: mauvaise sur la forme comme sur le fond, le bloggueur se demande si cela sera suffisant pour inverser la tendance.

La Mouette confronte les discours et programmes des deux candidats, prononcés ce week-end. Un «pacte contre pacte» à l'issue encore incertaine qui voit s'affronter Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy en forme de mère courage et de père fouettard.

Ton plus enthousiaste côté presse

«La candidate existe, les socialistes l'ont rencontrée», dans Libération, Jean-Michel Thénard revenient sur les doutes que la phase des débats participatifs lancés par Ségolène Royal avait fait naître au sein du parti, et affirme «la socialiste a réussi son pari de donner corps à sa démocratie participative qui inquiétait tant ses amis. Elle a débouché sur un projet où domine la Royal iconoclaste du printemps 2006. Celle qui avait secoué quelques tabous de la gauche.»


Comme d'autres François-Xavier Pietri note dans la Tribune que pour la candidate socialiste «les 35 heures ont ainsi bien eu des effets négatifs (!), l'entreprise n'est pas forcément le démon, la dette est bel et bien insoutenable», tout en rappelant «les multiples gages donnés à l'aile gauche du parti». Pierre Laurent estime lui aussi pour l'Humanité que «la candidate socialiste a décidé d'infléchir son discours à gauche».

Dans les colonnes du Figaro, Alexis Brézet, bien que reconnaissant que Ségolène Royal «a su installer avec son public des moments de vraie émotion», ne partage pas l'analyse. L'éditorialiste juge que «pour le reste, le miracle n'a pas eu lieu». Selon lui, «Royal a tenu la distance, mais son discours rendait un son curieusement désaccordé.»

Dans La Croix, François Ernenwein affirme que «Ségolène Royal est nettement entrée dans la campagne, faisant entendre sa différence par l'accent mis sur la qualité de son écoute.»
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