Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle près de Paris, le 28 avril 2014
Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle près de Paris, le 28 avril 2014 - Kenzo Tribouillard AFP

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déclaré mardi que la France «ce n'est pas la haine», qu'elle a «besoin de respect» et qu'il entendait être "le ministre du Respect".

«Sécurité reforcée»

«La sécurité est renforcée» par des «patrouilles et troupes statiques en tous point du territoire», a-t-il réaffirmé sur France Inter après l'attaque de deux juifs à Créteil (Val-de-Marne) survenue peu après la fusillade du Musée juif de Bruxelles qui a fait quatre morts.

«Je voudrais gravement vous dire ce que je vois sur l'espace numérique ou twitter mais pas seulement», a-t-il ajouté en référence à une réunion qui s'est tenue lundi à Lyon avec l'essayiste d'extrême droite Alain Soral - le «funeste Soral», selon le ministre - qui s'intitulait «les juif et les autres» et qui a eu lieu dans un espace «privé».

«Bien précieux mais fragile»

«La France ce n'est pas la haine, l'insulte de celui qui exerce une responsabilité publique ou a une apparence religieuse conforme aux valeurs de la République», a assuré Bernard Cazeneuve. «La République ne peut pas basculer dans de petites haines, se laisser ronger de l'intérieur par ces comportements», a ajouté le ministre.

C'est, a t-il dit, un «bien précieux mais fragile» et «lorsque, par absence de vigilance parce qu'on laisse la colère occuper toute la place et les haines qui vont avec l'emporter sur (ses)valeurs (...) vient un moment où les idéologies funestes finissent par l'emporter et il est trop tard lorsqu'on le réalise».

Sans vouloir faire un «lien avec le vote de dimanche», selon la question qui lui a été posée, le ministre a déclaré que «chacun investi de responsabilité publique doit faire attention à la nature de la parole qu'il prononce». «Ce pays a besoin de respect, je veux être le ministre du Respect»,a-t-il conclu.

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